2008/09/01

Vous donner le goût de m'accompagner peut-être?

Dernièrement je n'étais pas au show de Céline Dion sur les Plaines d'Abraham à Québec. J'étais plutôt tranquille à la maison à me remettre de mon spectacle de mercredi soir, 20 août 2008 au Théâtre Impérial, dans le vieux Québec. Tout a commencé le mardi en jetant un oeil à mon agenda Google la case du 19 août, la case voisine été illuminée...

Lorsque des groupes internationaux (qui m'intéressent évidemment) font l'annonce d'une tournée de spectacle, j'ai l'habitude d'inscrire les dates où ils sont le plus près de chez-moi. Mais la très grande majorité du temps, je ne peux pas y aller, ou sinon je m'organise plusieurs mois à l'avance pour préparer le voyage, mais cette fois-ci je n'avais rien de planifié. Problème mécanique, problèmes d'équipement d'adaptation de mon véhicule depuis juin... Les étoiles ne semblaient pas alignées du tout pour moi cet été.

Avec la saison « de *** » qu'on a eu, je peux vous dire que c'est le pire agenda de ma vie côté spectacle.

Alors mardi je vois que la case illuminée m'indique que le groupe Airbourne sera de passage à Québec demain soir. C'est alors que je commence à scruter ma liste de p'tits anges à savoir si quelqu'un serait disponible pour m'accompagner et conduire mon camion aller-retour (il est primordial que la personne qui m'accompagne soit responsable est en mesure de ramener moi et mon véhicule ensemble à Trois-Rivières!)

Après quelques vérifications téléphoniques, j'ai eu la confirmation que la salle du Théâtre Impérial était parfaitement adaptée au niveau l'accessibilité des lieux. Je gardais tout de même la flamme en vie, jusqu'au cas.

Malheureusement dans l'après-midi personne n'a pu répondre positivement à ma demande. Avec tristesse je me résilia à accepter le fait que je devais encore manquer un événement festif comme je les aime...

Mais j'ai un p'tit ange qui travaille de jour dans une entreprise de Trois-Rivières et qui termine aux alentours de 16 h. C'était mon dernier espoir. En toute fin de soirée, elle revint chez elle puis me dit qu'elle demanderait à son boss si elle pouvait finir plus tôt mercredi après-midi. « J'ai mon brake à 9 h et je t'appelle si je peux. Sinon, ton téléphone ne sonnera pas » me dit-elle.

J'avais retrouvé espoir mais quand même, un doute subsistait toujours.

Le matin venu, j'attendais le téléphone tant attendu. 9 h passa une toujours pas de nouvelles de mon p'tit ange... 9 h 15, je fixais ni le téléphone droit dans les yeux. Je le suppliais de sonner ! C'est à 9 h 30 que mon coeur explosa en entendant la panoplie de sonnerie raisonner dans mon 3 et demi !

« Salut Alain ! Mon Boss a dit oui ! Je peux partir à 3 h ! »

Je tiens à m'excuser auprès de ma centaine de voisins pour le WOOOOHOOOOOOO ! qui a raisonné dans tout l'immeuble ! Merci bon Boss !!! Non mais entres bons Boss, ça se dit hein ?!

C'est alors que j'appelle à la billetterie pour réserver les précieux tickets. La gentille dame au téléphone me dit qu'il ne reste que 10 billets sur les 1000 ! Wow ! Il était temps que j'appelle sinon...

J'ai fait ma journée en restant le plus calme possible. Je me suis rendu à mon rendez-vous chez le chiro tel que convenu. Mais à mi-chemin, aux alentours de 2 h, me voilà tu pas face-à-face avec la voiture de mon p'tit ange qui venait de sortir du travail une heure plus tôt que prévue ! Là j'ai senti que c'était vrai. Que c'était sur le point de se concrétiser !

Nous sommes donc partis pour Québec à 4 h pile ! Une météo impeccable, un camion en parfaite condition et deux billets en or pour une journée mémorable !

L'allé fut relativement de courte durée mais sachez qu'aucune limite de vitesse n'a été enfreinte durant le trajet !

En s'approchant de l'Impérial, on pouvait voir une file d'attente considérable puisqu'il était 18 heures. Plus qu'une heure avant l'ouverture des portes ! On décide de rentrer au Bistro La Casbah. Selon les consignes du service à la clientèle de la billetterie, c'est par ce restaurant que les fauteuils rouillants ont accès au Théâtre en tant que telle.

Comme par miracle, une table nous attendait à l'intérieur ! Un personnel courtois et attentionné nous a servi et l'on a pu remplir nos estomacs affamés et assoiffés. La cuvée du 400e (une bière spécialement brassée pour les fêtes du 400e de Québec) a fait la job !

Vient le temps de payer et de traverser du côté de la salle de spectacle. Malheureusement, il nous était impossible de traverser avant l'ouverture des portes au grand public. Mais après quelques minutes d'attente, un type, aussi en fauteuil rouillant avec un accompagnateur, se présente à la porte et se fait ouvrir le passage secret menant à la chambre forte devant nos yeux par la gérante du restaurant. C'est alors que j'accroche au passage notre serviable serveuse en lui demandant : « Par où passent les fauteuils rouillant pour aller à l'Impérial ? »

Gentiment elle ouvre la porte des cuisines pour aller vérifier. Elle n'était pas certaine de quelque chose je crois. Ni l'une, ni 2, je me faufile derrière elle pendant que la porte est ouverte. La seule différence entre elle et moi c'est 2 moteurs, soit environ 10 km/h (vitesse maximale que mon fauteuil peut atteindre). Me voici devant la surprise serveuse et je lui lance : « Je crois que c'est par là ! Merci beaucoup et bonne soirée ! »

Même le gardien de sécurité à la porte n'a pas eu le temps de déchirer mon billet tellement je roulais vite. C'était magique ! Une salle chaleureuse et presque déserte pour moi et mon p'tit ange Marie ! Le temps de me retourner la tête parce qu'un groupe s'échauffait sur scène : Airbourne !! MALADE !! Un moment privilégié comme si on était VIP ! La répétition habituelle du groupe principal fut retardée dû à des ennuis mécaniques à Montréal. Selon la rumeur, l'équipe technique de la tournée était à la recherche d'un soudeur dans l'après-midi parce qu'ils craignaient d'être « soudure » dans la Vieille Capitale toute la soirée. Croyez-moi, et « saoul dur » ils ont été cette soirée-là !

Le premier groupe était bon. Sound and Fury. Un mélange de punk et de rock énergique qui a fait réagir la foule à plusieurs reprises.

La deuxième partie été assurée par The Parlor Mob. Ce fut pour moi et Marie une découverte fort intéressante. J'avais l'impression d'être littéralement devant la réincarnation de Led Zepplin ! Un rock soutenu, planant et surtout captivant. Une prestation confirmait le début du retour aux sources du bon vieux rock classique de notre jeunesse. Un moment fort intense et qui n'allait pas s'arrêter là...



Vient le temps (pour nous) de revoir la tête d'affiche de cette soirée Rock'n'Roll ! De jeunes musiciens australiens visiblement inspirés par AC/DC et le blues rock des années trop rapidement passées. C'était fort. C'était bon. C'était entraînant. Une viellée qui restera pour toujours, dans mon top 5 !



Le show terminé, fallait commencer à penser retourner à la maison, les joues fatiguées d'avoir souri toute la soirée. La longue route sombre et endormante qu'est la 40 nous appelaient. Mais malheureusement, mes oreilles sillaient tellement que je ne l'ai pas entendu !

Des derniers sortis de la salle, il fallait reprendre le chemin inverse pour se rendre au restaurant. Mais je n'avais pas le goût que la fête s'arrête là. Donc, au lieu de tourner à gauche dans la cuisine, j'ai tourné à droite puis plein gaz vers l'aventure ! Marie avait peine à me suivre et me répétait que j'étais dans la mauvaise direction !

« Je sais ! Suis-moi, on va essayer de croiser les gars d'Airbourne ! »

Nous sommes arrivés sur le dock (débarcadère) de livraison du restaurant face-à-face avec les bus de tournée des groupes ! Marie s'élance avec ma caméra pour aller chercher des souvenirs dans l'étroite ruelle qui longeait le bâtiment. C'est alors qu'elle apparait avec les membres de Parlor Mob ! Incroyable ! Avec un anglais de ketchup, yes pis no, elle a réussi à les attirer vers moi. Faut dire que ses grands yeux bleus parle un langage universel, que les membres du band l'ont parfaitement compris. Yahoooo !

Quelques photos plus tard, Paul Ritchie (guitariste) reste quelques instants pour me jaser un peu. Je lui ai alors promis que jamais j'allai pirater ce groupe si prometteur ! Il s'est exclamé en riant et en me remerciant et qu'il appréciait ma décision. C'est alors qu'il me dit de ne pas bouger et qu'il allait revenir avec une surprise.

Ne pas bouger... C'était impossible ! Mon taux d'adrénaline dépassait la limite permise ! Je poursuivis donc mon aventure dans les coulisses de l'Impérial. J'allai partout. J'essayais de trouver les gars d'Airbourne ! Dans tout ce labyrinthe, je me suis retrouvé sur la scène avec les techniciens qui démontaient les équipements. Lorsque vint un gentil monsieur essayant de me faire avaler que le groupe était parti dans un bar de la ville... Ça n'a pris que 30 secondes pour le démasquer, puisque dans la salle les gardiens de sécurité m'ont confirmé qu'ils étaient tous en train de signerr des autographes dans l'entrée du Théâtre. Bien évidemment, cet endroit était inaccessible pour moi.

Après quelques instants, je vis la lumière ! Encore de la magie ! Le chanteur de Parlor Mob, Mark Melicia s'approchant de moi avec à ses côtés le chanteur d'Airbourne, Joel O'Keeffe !!! J'allai pouvoir féliciter chaque leader des groupes de leur bon travail et de l'importance de faire renaître cette musique qui nous pogne aux tripes depuis notre jeunesse. Je lui ai aussi dit que je venais de vivre un moment époustouflant dans la salle parfaite pour retransmettre leur émotion au travers ces immenses colonnes de son. Je les ai aussi sensibilisés au fait que les salles du type Centre Bell à Montréal nous empêchait d'avoir cette proximité tant appréciée. D'autant plus qu'en fauteuil roulliant, les places sont tellement loin de l'action que je ne crois plus pouvoir les voir d'aussi près. Mais bon, leur dis-je en riant, les promoteurs en ont rien à foutre de nos railleries d'handicapés ! Ils ont bien rigolés en sachant très bien que j'avais raison mais qu'ils n'y pouvait rien. Trop gros paquebot cette machine.

Rendu à ce moment de la soirée, Marie m'annonce que les batteries de la caméra photo sont mortes et qu'elle n'a pu me poser avec ces deux futures légendes. Je lui ai répondu que cet instant nous appartenait à nous seulement et qu'aucune photo ne pourrait me redonner ces frissons incroyables de cette soirée mémorable.

Un merci bien spécial à Marie-Josée d'avoir accepté de m'accompagner cette journée-là, mais aussi mes plus sincères remerciements à son Boss cool qui aurait pu couper les valves à la source ce jour-là !

Est-ce que je vous ai donné le goût de m'accompagner un de ces quatre ?







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Personne unique doté d'un sens de l'altruisme développé, de l'honnêteté et du respect de soi depuis plusieurs années. N'est pas p'tit ange qui veut. Les candidatures peuvent défiler sans avoir nécessairement l'esprit du p'tit ange. Cette philosophie n'est pas uniquement de donner du temps et de l'aide instantanément à quelqu'un qui a besoin, mais plutôt une manière de participer activement, un certain temps, au mieux-être d'une personne.

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