2008/06/16

Petit cours de fiscalité...

Ce texte a plus ou moins rapport aux p'tits anges mais je trouve que tout le monde devrait le lire. Il provient du journaliste Claude Picher à La Presse.

Les impôts que payent les gens plus aisés financièrement servent à défrayer les coûts des aides techniques dont j'ai besoin pour garder mon autonomie...



La Presse

Claude Picher

Il est présentement un document qui connaît une certaine popularité chez les internautes, et il est possible que vous en ayez déjà reçu une copie dans votre courrier électronique.

Pour ma part, je l'ai reçu trois fois, de trois sources différentes: un collègue de travail et deux lecteurs.

J'ignore qui a rédigé ce texte. Paraît-il que ce serait un professeur d'université qui essaie d'expliquer le fonctionnement des impôts, mais ce n'est pas sûr.

Il est, par contre, une chose dont je suis certain: l'auteur connaît le régime fiscal sur le bout des doigts. À quelques poussières près, les proportions et les chiffres qu'il fournit sont exacts.

Les experts utilisent parfois un vocabulaire technique assez rébarbatif. Par exemple, s'ils veulent diviser les contribuables en 10 groupes égaux selon les tranches de revenus, ils parlent de déciles.

Le Québec compte 5 779 926 contribuables; il y a donc 577 993 contribuables dans chaque décile, le premier comprenant les plus pauvres. Nulle part l'auteur ne parle de décile; dans son texte, chaque décile est remplacé par... un buveur de bière!

Je ne peux m'empêcher de vous transmettre ce bijou. C'est un chef-d'oeuvre de vulgarisation, et je lève mon chapeau au père de cette trouvaille. Et j'insiste là-dessus: le texte que vous allez lire reflète avec précision la progressivité du régime fiscal québécois.

Chers lecteurs, je vous laisse apprécier par vous-mêmes, en gardant à l'esprit que le dixième homme, le plus riche, dans cette histoire, représente les Québécois qui gagnent 50 000$ ou plus.

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Supposons que tous les jours, 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 50$ (normalement, 5$ chacun). S'ils payaient la note de la façon que l'on paie les impôts, selon les revenus de chacun, on aurait l'exemple suivant:

Les quatre premiers, les plus pauvres, ne paieraient rien, zéro cent.

Le cinquième paierait 50 cents.

Le sixième paierait 1,50$.

Le septième paierait 3,50$.

Le huitième paierait 6$.

Le neuvième paierait 9$.

Le dernier, le plus riche, devrait payer 29,50$ à lui tout seul.

On arrive donc bien à 50$.

Ils décidèrent de procéder comme décrit. Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour où le tenancier du bar les plaça devant un dilemme: «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 10$. Vous ne paierez donc vos dix bières que 40$.»

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, les clients payants, allaient-ils diviser les 10$ de remise de façon équitable? Ils réalisèrent que 10$ divisés par 6 faisaient 1,66$.

Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le cinquième et le sixième homme allaient être payés pour boire leur bière (1,16$ et 16 cents). Le tenancier suggéra qu'il serait plus judicieux de réduire l'addition de chacun selon le même barème et fit donc les calculs.

Alors?

Le cinquième homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien, Un pauvre de plus.

Le sixième paya 1$ au lieu de 1,50$ (33% de réduction).

Le septième paya 2,50$ au lieu de 3,50$ (28% de réduction).

Le huitième paya 4,50$ au lieu de 6$ (25% de réduction).

Le neuvième paya 7,50$ au lieu de 9$ (17% de réduction).

Le dixième paya 24,50$ au lieu de 29,50$ (16% de réduction).

On arrive bien à un total de 40$.

Chacun des six clients payants paya moins qu'avant, et les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie.

«J'ai seulement eu 50 cents sur les 10$ de remise», dit le sixième et il ajouta, montrant du doigt le dixième: «Lui, il a eu 5$!!!»

«C'est vrai», s'exclama le septième. «Pourquoi il aurait eu 5$ de rabais alors que moi je n'ai eu que 1$? Le plus riche a eu la plus grosse réduction!»

«Attendez une minute, cria le premier homme. Nous quatre n'avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres».

Les neuf hommes cernèrent le dixième et l'insultèrent.

Le jour suivant, le dixième homme ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer, ils découvrirent quelque chose d'important: ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.

Et cela est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui paient le plus d'impôts tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe et, c'est vrai, ils resteront plus riches. Mais si vous les taxez encore plus fort et les condamnez à cause de leur richesse, ils risquent de ne plus se montrer.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.

Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.










2008/06/08

Histoire d'ange D'Elyse

Depuis que j'ai débuté cette aventure www.ptitsanges.com, j'ai sollicité mes p'tits anges pour qu'ils témoignent de leur expérience de travail chez-moi. Elyse est un p'tit ange qui a dû quitter son poste pour bientôt mettre au monde un bébé attendu aux alentours du 16 juin 2008 !

Avant l'arrivée de bébé, Elyse a tenue à me transmettre sa touchante contribution !

Merci infiniment maman Elyse au grand coeur !



AL ET SA CONQUÊTE DES ANGES

Il était une fois, un petit homme très particulier. Il était physiquement différent des autres gens. Cet homme avait, dû à cette différence, besoin quotidiennement d’aide pour pouvoir effectuer des tâches simples, mais vitales pour lui. Les mains du jeune homme, nommé Al, ne lui permettait pas d’effectuer des manœuvres telles que les repas, le nettoyage, l’entretien ménager… De plus, comme ses jambes ne lui permettaient pas de marcher, il se déplaçait grâce à une chaise magique qui roulait lorsqu’il le voulait. La particularité de ses jambes l’empêchait par ailleurs de s’asseoir et de se coucher seul.

Dans sa jeunesse, sa gentille mère effectuait le travail d’un ange qui l’aidait quotidiennement. En grandissant, Al décida que s’en était assez. Cette mère si angélique avait besoin de repos, et Al voulait voler de ses propres ailes. Il trouva une façon de vivre de façon autonome sans l’aide précieuse de sa mère en permanence. Il inventa plein de solutions pour vivre seul, malgré tout il avait encore certaine difficultés que seul un ange pouvait faire.

Il se mit à la recherche de plusieurs anges, car comme les anges ont beaucoup d’obligation, il était difficile d’en capturer un pour lui tout seul. Pour Al, quelques heures suffisaient pour lui venir en aide et ainsi lui permettre de vivre seul. Il n’était pas le genre d’homme à garder un ange pour lui tout seul. Il a donc commencé à les attirer avec sa joie de vivre et sa sincérité. Al était rempli de gentillesse et on s’y attachait vite. Les anges aimaient lui venir en aide, même si ce n’était que 2 heures par semaine dans certains cas. Ces heures étaient si plaisantes ; les anges adoraient sa compagnie.
Par contre, les anges ont des chemins de vie très occupés, ils doivent alors reprendre leur route à contre cœur. Al devait toujours recruter de nouveaux anges qui vivait près ou qui était de passage dans le village. Le recrutement était chose difficile suite à la venue d’un nouveau pouvoir…

L’arrivée au village d’une sorcière puissante avait augmenté la difficulté à trouver des anges. La sorcière avait créé le chaos dans le village. Les habitants avaient peur de la sorcière. Celle-ci exigeait de leur part un dû afin de leur permettre de vivre heureux. Elle força les habitants à travailler plus fort et seulement en échange de matériel pouvant lui être rendu.

Elle menaçait les gens qui ne lui apportaient pas son dû, qu’elle utiliserait ses pouvoirs maléfiques afin de détruire leurs maisons. Pris de panique, les gens devint de plus en plus travaillants et les anges de plus en plus rare. La vilaine exigeait toujours plus des habitants. Al garda malgré tout espoir, le cœur pur des anges ne pouvaient pas disparaître sous les menaces d’une cruelle femme. Il continua la recherche d’anges, ça lui était vital. Heureusement, il eut raison. Il se rendit vite compte qu’il restait encore des anges. Leur cœur pur et rempli de bonté avait contré la manipulation de la méchante sorcière.

Al fût prêt à tout pour retrouver les merveilleux anges qui étaient encore présents. Après avoir longuement réfléchit, il eut l’idée d’utiliser le même moyen que son ennemie : la magie. Malheureusement, la magie prenait beaucoup de temps pour s’apprendre et il ignorait comment la magie pourrait l’aider à recruter des anges. Al créa alors un manuscrit dans lequel il expliqua son besoin d’avoir des anges près de lui.

Ce manuscrit était si particulier que même les anges qui étaient passés dans la vie d’Al avaient participés à sa création. Bien que tous ignorait encore comment le faire lire à plus de gens possible pour lui faciliter la recherche, Al savait que la vie réserve de belles surprises et que si jusqu’ici, il avait rencontré tant de merveilleux anges, cela se poursuivrait. Les anges qui le connaissaient et ceux qui avaient connu Al, mirent beaucoup de cœur dans le manuscrit. Tous ensembles, ils souhaitèrent que tout le monde de la terre entière puisse voir ce merveilleux manuscrit.

Soudain, le manuscrit se mit à briller comme une étoile. Suite à tout le travail et l’amour mit dans celui-ci, il devint magique. La magie était si puissante que le manuscrit fût à la disposition de tout le monde. Il se retrouva dans chaque demeure afin d’aider cet homme si persévérant et optimiste dans sa recherche.

Depuis, Al reçut de l’aide de vrais anges. Les anges allèrent le voir suite à la lecture de son manuscrit. Chaque ange passa dans sa vie avec une grande importance. Il eut de l’aide d’anges venant de partout. Grâce à l’espoir qui l’avait guidé jusque là, il vécu heureux et toujours bien entourés.

(Encore aujourd’hui, le manuscrit est présent dans les foyers par le biais de l’internet. La vilaine sorcière a perdu de ses pouvoirs et est disparue, suite à l’arrivée du gouvernement qui l’a remplacée. Les vrais anges sont encore difficiles à trouver, mais il en a encore aujourd’hui. Al ne cesse d’en rencontrer.)