2008/01/30

Un p'tit mot de mon staff ANGÉLIQUE (passé, présent et futur !)



Sur ce blog vous aurez l'occasion d'avoir un aperçu du genre de boss que je suis et ce que les gens ont retenu de leur passage dans ma vie.

Notez que personne sur cette page n'a été forcé, maltraité ou payé pour écrire ces quelques lignes. hihihi !



« Je conseille à tous ceux qui veulent vivre une expérience inoubliable et très enrichissante de travailler avec Alain. Pour moi cette expérience m'a permis d'éliminer certains taboos, aussi de me sentir utile pour quelqu'un et je vous le dis, Alain est une personne très agréable et il est très intelligent. À chaque fois que je sortais de chez-lui, je me sentais fier de moi et je réalisais à quel point on peut aider notre prochain. »

Martin (ancien employé et ami actuel), 26 ans
Copropriétaire du Restaurant Le Charlot, Trois-Rivières





« Mon nom c'est Judith, mais à job c'est la tannante. J'ai 21 ans et j'aime bien niaiser d'où mon surnom. Travailler chez Alain, c'est pas vraiment travailler...même s'il y a un salaire. L'ambiance est tellement amicale qu'on a pas l'impression de faire une corvée chiante. Si tu aimes aider les gens et savoir que tu es utile pour quelqu'un... c'est une job pour toi.

Avant de commencer, j'avais une crainte à entrer dans l'intimité des gens et qu'il y ait un malaise qui surgit. Ma peur était seulement une peur. Si la personne est habituée, il n'y aura pas vraiment de malaise. Si tu restes proche c'est une occasion rêvée d'avoir la job de "p'tit ange" comme Alain dirait. J'expliquerais cette job comme ceci : Tu vis ta vie normale tout en aidant quelqu'un à vivre sa vie le plus normalement que possible. Tu interviens aux moments importants de la journée (lever, repas, bain, coucher). Bref, imagine que tu es un enfant de 4 ans qui apprend la bicyclette... on a tous besoin d'un coup pouce pour débuter un mouvement... c'est la même chose pour Alain. Par contre un enfant 4 ans ne passera pas la tondeuse, on le fait à sa place. C'est si simple, mais c'est la meilleure façon que je peux d'écrire cette job. En passant, Alain n'a pas l'âge mental d'un enfant de 4 ans là là! lol

J'aime cette job car les horaires sont fixes, tu fais des remplacements si ca t'adonne seulement et en plus, le boss est compréhensible. Je travaille depuis octobre 2007 et malheureusement, il va devoir m'endurer encore pour un bout parce que j'aime la job! »

Judith, 21 ans
Étudiante à l'UQTR





« Ce ne fut qu’un an, mais combien de choses j’ai appris dans cet emploi!!! Je ne me
destinais pas à travailler dans le domaine du handicap physique, mais finalement, cela m’a ouvert plusieurs portes sur le marché du travail.


Je travaille aujourd’hui avec des personnes handicapées physiquement et mentalement qui n’ont pas accès à la parole. Tous les jours je constate l’importance de ces petits détails que j’ai appris au fils des mois avec Alain, qui font toute une différence pour la personne handicapée qui ne peut s’exprimer. Je garde d’excellents souvenirs de cette période de ma vie, puisque l’ambiance de travail était loin d’être banale, tout à l’image du patron!!!

Merci Alain. »

Marjolaine, 26 ans
Trifluvienne vivant maintenant en Belgique





« J'aimais tellement mon travail que je partais de Shawinigan Sud trois soirs par semaine pour aller travailler chez Alain. En travaillant avec lui presque un an, j'ai pu ajouter cette enrichissante expérience à mon curriculum vitae et j'ai, par la suite, été engagé par le CLSC ! »


Pat, 24 ans
Trois-Rivières





« Bonjour je m'appelle Gaby et j'ai 45 ans. V`la 28 mois j'ai répondu à une demande d'emploi (aide à domicile) n'ayant aucune expérience dans ce domaine je n'étais pas certaine, mais j'aime aider les autres alors j'ai tenté ma chance et j'ai eue la place. Après un an aux services d'Alain, j'ai décidé de prendre un cours d'auxiliaire familial à domicile et aujourd’hui je suis diplomée. Alain je dois te dire un très très gros MERCI pour ta compréhension et ta patience et de m'avoir laissé ma chance. Alain est une personne comme toi et moi avec ses hauts et ses bas, très patient, il a le sense de l'humour, il aime la musique, il aime jouer des tours et plein d'autres choses, c'est à vous de le découvrir! »

Gaby, 45 ans
Longueuil






« J'ai travaillé 2 ans et demi chez Alain... ça passe tellement vite!!!

Donc, je suis une ancienne employée d'Alain, je m'appelle Kathleen et j'avais à l'époque environ 22 ans, je m'occupais principalement des soupers de la semaine, mais j'accompagnais aussi Alain lors de sortie... Resto, Ciné et même à des shows!!!

Être avec Alain est loin d'être une corvée.. surtout quand tu as saisi son sens de l'humour!! LOLLL!!! C'est un travaille tellement relaxe que je me surprenais même à aller travailler en pyjama parfois! Dans le fond c'est comme rendre visite à un ami, à quelques détails près.... De toute façon faut l'essayer pour l'adopter!!!!

J'ai dû quitter Alain il y a déjà 2 ans de cela parce que j'étais enceinte et je n'ai pu retourner travailler pour lui après mon congé de maternité car je suis retournée dans mon petit patelin natale! Mais depuis mon départ, Alain et moi correspondont encore via internet et je suis même aller lui rendre visite dernièrement. Tout ça pour vous dire à quelle point il est attachant et qu'il est difficile de s'en passer ensuite!!!


Bye bye et bonne chance à tous!!!!! »

Kathleen, 25 ans
Maman et jeune entrepreneure





« J’ai travaillé pour Alain durant environ trois ans comme préposé aux bénéficiaires. J’ai bien aimé mon expérience de travail, car ce dernier a toujours démontré du respect et de l’écoute envers moi. Alain est un employeur très compréhensif et accommodant au niveau des horaires de travail. Il est également très patient et prend le temps de bien expliquer les tâches à faire et de répéter au besoin. En terminant, je tiens à souligner qu’Alain a été un des très bons employeurs que j’ai connu. »

Guy, 30 ans






« Travailler pour Al a été une belle expérience ! Ca m’a plu de me réveiller chaque matin pour aller travailler en sachant que j’allais voir mon patron qui est un mec super cool ! En plus, travailler dans un environnement si relaxant était rassurant, plus particulièrement lorsque j’ai commencé. Il y avait toujours quelque chose de très cool à faire : comme griller un bon steak ou aller ensemble écouter un bon concert. Je n’oublierai jamais mon emploi chez Al. Que de bonne énergie !

Take care Al! All the best!»

Suzanne
Toronto and all around the world!





« Quand je suis arrivée à Trois-Rivières je ne connaissais quasiment personne et je n'avais que très peu de prêts et bourse. Mon état financier m'a donc poussé à me trouver un emploi à temps partiel pour boucler mes fins de mois. Ce qui n'était pas évident puisque j'allais au collège à temps plein dans un programme intensif, ce qui me faisait des horaires de midi à 22h, 4 jours/semaine. Puis le miracle arriva. Je trouvai sur Emploi-Québec. Une annonce cherchant une aide à domicile, 4 soirs/semaine + 1 souper. Je venais de rencontrer Alain !

Mais qui est donc ce fameux Employeur ? Alain c'est le meilleur boss qui soit au monde si vous le voulez et le pire des tirants si vous agissez pour qu'il le soit. C'est un passionné de musique qui aime partager sa passion, un amoureux de Harley-Davidson qui le montre fièrement, un joueur de poker invétéré et avant tout un passionné de la vie qui aime rire et inventer.

En plus de convenir à mon horaire, cet emploi à su me procurer pendant 2 ans une stabilité, m’a permis d'améliorer mon estime de moi et mon autonomie. Les tâches chez Alain ne sont pas compliquées, cependant il faut faire chacune d'elles avec une perfection mécanique car chacune de nos actions est importante et à sa raison d'être. C'est pourquoi c'est un job qui demande beaucoup d'attention de notre part et qui est aussi très stimulant.

Je peux dire que cet emploi à été pour moi le meilleur emploi que j'ai eu à vie, et que je remercie Alain de m'avoir donné ma chance et de m'avoir supporté pendants 2 ans. »


Camille, 21 ans
A travaillée 2 ans chez Alain!





« J'ai bien aimé travailler auprès d'Alain. C'était très valorisant et ça m'a redonné confiance en moi. Je n'avais jamais pensé travailler dans ce domaine, malgré que j'avais beaucoup aidé ma soeur dans une situation semblable.

J'habitais pas très loin de chez lui et l'été je l'invitais à se faire bronzer au bord de ma piscine avec de la bonne musique qu'il apportait ! Malheureusement j'ai dû déménager dans un secteur éloigné, ce qui a privé Alain de ses séances de bronzage naturel. Je crois qu'il ne s'en est jamais remis hihihi ! Courage Alain, tu vas trouver une autre personne cet été pour te mettre de la crème solaire ! ;)

Le travail à faire est très bien structuré et l'environnement vraiment unique. Alain fait vivre son appartement en musique et en émotion. Je vous recommande ce patron à 200 % ! »

Nathalie, 33 ans,
ancienne employée et amie, Trois-Rivières





« Adorable
Loquace
Aimable
Intelligent
Noble

Alain, un mot de 5 petites lettres, un nom qui une fois qu’on l’a connu, on ne peut l’oublier.
Je n’ai travaillé chez Alain que quelques mois, mais ces derniers ont été empreints d’une belle amitié que nous avons tissé lui et moi. En travaillant chez ce patron très compréhensible, on ne peut que devenir ami avec Alain! Encore aujourd’hui, même si je ne travaille plus pour lui, je suis restée en contact avec Alain et je lui confie même mes peines.

Je suis actuellement étudiante au Baccalauréat en Sciences Infirmières à l’Université et cet emploi a été énormément bénéfique pour ma carrière, mais aussi, cela m’a permis d’acquérir une plus grande estime et une plus grande confiance en moi. »

Marie-Pier, 22 ans
Infirmière bachelière en devenir! UQTR





« Salut, moi c’est Isabelle, j’ai 26 ans et ça fait maintenant 3 ans ½ que je travaille pour Alain. Quand j’ai commencé je n’avais aucune expérience dans le domaine. Je m’étais toujours dit que je ne travaillerais jamais dans le domaine de la santé comme ma mère et j’ai étudié en administration. Quand j’ai arrêté mes études, j’ai dû me trouver un job donc j’ai mit mon cv sur emploi-québec. Il y a eu un certain Alain qui m’envoya un email pour me proposer un job à temps partiel. Je le remercie pour m’avoir laissé ma chance. Grâce à lui je suis devenue préposée aux bénéficiaires.

En fait la job est très simple car c’est de l’aider dans son train train quotidien comme le lever, le bain, les repas et le coucher et tout ça dans une ambiance relaxe, rempli de musique et d’humour.

Dès fois j’ai l’impression que ça fait une éternité que je travaille pour lui, tellement que je ne le considère plus comme mon boss mais comme un très grand ami.

Si vous avez envie de travailler pour une personne formidable je vous recommande travailler pour lui, même si ce n’est pas pour beaucoup d’heures. »

Isabelle, 26 ans, Trois-Rivières
Préposée aux bénéficiaires






Je tiens à spécifier que sans c'est précieuses personnes, je peux vous garantir que ma vie n'aurait jamais été aussi belle et enrichissante qu'elle l'est jusqu'à présent.


Merci infiniment à chacun et à chacune d'entre vous !











2008/01/29

J'ai besoin de tout le monde !


J’habite seul en appartement depuis l’âge de 21 ans. Ma condition de santé se détériore depuis plusieurs années mais je garde toujours le moral pour me battre et rester le plus longtemps possible dans la collectivité. Actuellement mon combat est celui de trouver les fonds nécessaire pour obtenir des équipements spécialisés et des services de physiothérapie pour m'aider à faire de l'activité physique pour contrer les effets néfastes de ma maladie.


Le 7 octobre 2004, une ergothérapeute du Centre de Réadaptation InterVal m'était attribuée pour évaluer mes besoins en contrôle de l'environnement (téléphone, téléviseur, lumière, interrupteur...) L'évidence était que j'avais de plus en plus de difficulté à vivre seul en appartement sans supervision de façon sécuritaire et autonome.

C'est alors que j'apprends qu'il y a des subventions pour défrayer les coûts d'achat d'équipements spécialisés pour que je puisse acquérir un système de contrôle de l'environnement du nom de Copilote. Avec cet appareil, je peux contrôler un téléphone adapté qui me permet de rejoindre jusqu'à vingt personnes pour m'aider en cas de besoin. Je peux aussi contrôler mon téléviseur, mon vidéo, mon système de son, mon DVD. De plus, je peux maintenant allumer des lumières, mon climatiseur, mes ventilateurs, ma cafetière, mes stores et d'autres appareils électroniques. Je peux aussi ouvrir la porte d'un mon loyer et contrôle r mon lit électrique avec ce Copilote, Copilote que j'ai baptisé « Jack ».

Après presque deux ans de rencontre, de formulaires remplis, d'attente, d'évaluation, de réévaluation et encore d'attente, j'ai enfin eu la chance de voir ma demande acceptée. Acceptée oui, mais pas à 100 %. Quelques appareils ont été refusés sous prétexte qu'ils ne figuraient pas sur la liste des besoins essentiels des équipements défrayer par les subventions actuelles. J'ai essayé de justifier la demande en comparant les coûts d'hébergement en centre d'accueil et les coûts d'hébergement en appartement. Pour une année, je coûterai aux contribuables la modique somme d'environ 50 000 $ en centre d'hébergement de soins de longue durée. En appartement « normal », je coûte aux contribuables la raisonnable somme d'environ 15 000 $. J'ai alors demandé à la personne si le montant de 1500 $ pour que je puisse améliorer mon autonomie coûterait moins cher à l'état plutôt que j'aille à rester à St-Charles-Borromée...

Malheureusement, l'équipement requis pour ouvrir la porte n'est pas couvert par aucun programme gouvernemental, donc j'ai dû trouver une source de financement pour pouvoir me le procurer.

J'ai aussi fait la demande pour pouvoir modifier mon répondeur pour que je puisse l'actionner plus facilement. Encore une fois aucun financement disponible par aucun programme spécial au système publique. Un immense MERCI à la Fondation InterVal pour leur aide financière à ce niveau ! Vive les fondations privées !


Mais le plus important à mes yeux était mon positionnement de nuit. Un positionnement de nuit est un immense coussin formé à partir de la forme bien particulière de mes jambes. J'ai été 3 ans à avoir la même personne pour m'aider pour le coucher. Mais à l'été 2005, cette personne s'est trouvée un autre emploi ce qui m'a forcé à trouver une remplaçante. Je me suis rapidement rendu compte qu'il fallait maîtriser une technique bien particulière pour que mes jambes soient dans une position confortable pour dormir une nuit entière. Technique que mes nouvelles remplaçantes avaient de la difficulté à reproduire.

Pour vous donner un exemple, le soir à mon coucher il faut placer une série d'oreillers, coussins et serviettes roulées à des endroits bien précis et s'assurer que tout reste en place pour une nuit d'environ huit heures. Parce que si les oreillers se déplacent durant la nuit, il n'y a personne pour venir les replacer... Et une nuit de douleur croyez-moi, il n'y a rien de plus désagréable et fatigant. Ressentir le mal du talon au genou jusqu'à la cuisse et à être incapable de bouger, est une expérience que je ne souhaite a personne. Voir mon blog intitulé 500. Des démarches sont présentement en cour et je devrais régler cette question une fois pour toutes dans les mois à venir ! Très bonne nouvelle !

Depuis plusieurs années, je demande à mon CSSS (anciennement CLSC) d'avoir de la aide en physiothérapie m'aider à faire de l'activité physique pour contrer les effets néfastes de ma maladie neuro-musculaire. Mais comme tous les services québécois, il y a la fameuse liste d'attente. Actuellement je sens mes muscles perdre beaucoup de capacité et j'estime que j'ai droit d'avoir de l'aide ! Lorsque que je serai complètement paralysé, je suis convaincu que mon nom sortira de la liste d'attente. Mais il sera trop tard. Je vous confirme qu'en 2008 je vais avoir un physiothérapeute pour m'aider ! Mais j'ai besoin de vous !

C'est alors que j'ai décidé de me prendre en main ! Il n'y a rien de plus important pour moi que de demeurer en appartement et de vivre une vie normative dans la société telle que nous la connaissons tous.

Je vous invite donc chaleureusement à m'aider de n'importe quelle façon que ce soit pour que je puisse atteindre mon but qui est d'amasser assez d'argent pour acquérir d'autres équipements spécialisés mais plus spécifiquement me payer un physiothérapeute au privé parce que visiblement, le réseau public tel que nous le connaissons, ne peut rien faire de plus pour moi. Je vous reviens avec ma stratégie très bientôt !

Si vous cherchez une façon concrète pour m'aider, prenez le temps de lire mon blog intitulé « Mon calendrier GÉNIAL ! » C'est ma dernière création et j'en suis très fier !


Merci à l'avance pour votre collaboration,
de prendre le temps de me lire et de m'encourager.



Alain







Mon calendrier GÉNIAL !


Lorsque j'étais jeune et que j'allais en ville, je voyais souvent des personnes handicapées sur le coin des rues achalandées ou à l'entrée des centres commerciaux, vendre des crayons pour pouvoir améliorer leurs conditions de vie.

Et bien aujourd'hui je ne suis pas sur le coin d'une rue, et je n'ai pas de crayons non plus. Mais plutôt un calendrier plutôt unique et un détecteur de faux billet ! (voir plus bas pour les détecteurs)

Depuis plusieurs années, j'ai développé le réflexe d'étudier les différents calendriers qui me sont passés sous la main. Ça m'a pris beaucoup de temps mais j'ai compris que mon principal problème était de changer les pages tous les mois. Banal me direz-vous ? Peut-être pour certains, mais pour moi mon incapacité physique et mon fauteuil roulant me limitent énormément.

Durand des années je prenais un bâton pour décrocher le calendrier. Je m'approchais du mur, en essayant de ne pas scratcher la peinture... Ce que je n'ai pas toujours réussi (demandez-le à mon ex-propriétaire hihihi). Souvent il tombait parterre, dans ma face ou par manque de patience, était propulsé loin de ma portée hahaha !

Mon entourage m'a alors donné un calendrier annuel sur une page. Bonne idée ! Mais encore là, je trouvais immense sur mon petit mur ce grand poster avec de tout-petits chiffres...

C'est alors que j'ai commencé à développer un nouveau concept de calendrier génial.


Comme vous le voyez sur mon « invention », uniquement une journée par mois est indiquée sous chaque colonne respective. Ça ne prend que quelques minutes pour comprendre le concept révolutionnaire de cette nouvelle façon de passer l'année ensemble !

Donc si je vous demande de me trouver le jour que sera le 25 décembre 2008 ? Premièrement, trouver la colonne décembre (deuxième colonne, celle du lundi). Si le lundi est un 22, il suffit de calculer trois jours vers la droite et le tour est jouer ! Noël sera un jeudi !

Si je vous demande quel jour sera Halloween en 2008 ? Même principe, trouver la colonne octobre soit celle du mercredi le 29 calculer deux jours vers la droite et ça y est ! Réservez vos costumes d'Halloween pour le vendredi 31 octobre !

La St-Jean-Baptiste sera ? ;)

Ahhhhh ! J'adore ce calendrier !

Il faut par contre savoir quels mois sont de 30 jours et les autres de 31. On se rappelle tous de l'astuce du poing fermé à l'école, les bosses c'est 31 et les creux c'est pas 31 (28, 29 ou 30). C'était bien et ce qui fascine c'est que cela marche pour juillet-août et décembre-janvier car on change de poing !

Pour les années bissextiles, c'est parfait pour cette année parce que février à 29 jours ! L'an prochain je verrai à trouver une solution pour rappeler aux gens que le mois n'aura que 28 jours hihihi.

Je vous invite donc à m'encourager en m'achetant un calendrier génial au coût de 4$ seulement ! Carte de crédit majeures acceptés via PayPal.

Pourquoi m'encourager ? Je vous invite à lire mon blog « J'ai besoin de tout le monde ! » Pour mieux comprendre mes besoins et la situation que je vis. Je vous remercie déjà pour votre grande générosité !

Vous avez le choix entre le format .doc, .docx, .pdf ou en papier 8½' X 11' (des frais de 3,50$ supplémentaire pour les frais de poste et de manutention pour le format papier seulement).

Aucun frais pour tous les formats électroniques (.doc, .docx et .pdf) puisqu'ils vous seront acheminés par e-mail dans les plus brefs délais.

Si vous n'êtes pas satisfait à 100 % de votre acquisition, vous avez 7 jours pour demander un remboursement complet (moins les frais de poste et de manutention).


J'ai aussi des détecteurs de faux billets !


Sous forme de porte-clés, de la grandeur d'un 25 sous, est toujours a porté de la main pour ne pas vous faire passer un sapin.


Une petite lumière ultraviolette fait réfléchir des petits filaments sur chaque billet canadien et américain. Un incontournable de nos jours avec tous les faussaires qui s'amusent à nos dépens.

Au coût de 5 dollars (frais de poste et de manutention inclus), vous serez entièrement satisfait de votre achat c'est garanti !

Carte de crédit majeures acceptés via PayPal.

Des questions ou commentaires ? Par ICI !

alain @ ptitsanges.com

Envoi cette page à un/e ami/e
ICI !


Merci de m'encourager !









2008/01/26

500

Cette nuit j'ai rêvé au nombre 500. C'était vraiment étrange. Je voyais ce chiffre en gros et en rouge dans le haut d'un mur blanc. Je ne comprenais pas pourquoi je voyais ça. Un sentiment d'inconfort accompagnait mon interrogation. J'étais à la limite de la confusion.

Après quelques instants, le feeling du rêve laissa place à la réalité. Je n'étais pas du tout inconscient. Je regardais la projection de mon cadran numérique qui affichait 5 h 00 du matin au haut de mon mur de chambre... Mon inconfort se justifia par la douleur de mon genou droit. Quel cauchemar ! Je suis au beau milieu de la nuit, je suis dans une mauvaise posture et je n'ai personne pour me repositionner.

Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai un handicap physique sévère qui paralyse la presque totalité de mon corps. Et j'habite seul en appartement.

5 h 05 - Je reste calme. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mon genou. À ce moment ma douleur est 2 sur 10. C'est quand même acceptable pour envisager me rendormir et attendre mon employée vers 10 h 30.

5 h 15 - Je ne réussis pas à contrôler ma pensée. Je tente de bouger pour que ma jambe change de position mais en vain. Ma douleur est rendue à 4 sur 10. Je commence à m'inquièter et à me demander comment cette nuit va se terminer.

5 h 35 - Je suis rendu à 6 sur 10. Avec mon lit électrique, j'essaie de me bouger en montant la tête et le pied pour bouger mon oreiller sous les pieds. Lors de mon installation du coucher, une panoplie d'oreillers sont positionnés pour que je sois confortable et que je puisse dormir paisiblement. Mais probablement dû à un problème d'inflammation, la position de ma jambe m'a occasionné beaucoup de douleur. Rien à faire, je ne parviens pas à bouger suffisamment pour me permettre d'atteindre un confort minimum.

5 h 50 - 8 sur 10. Ça devient insupportable. Aucune autre position n'est possible sans l'intervention d'une personne. Avec la télécommande à distance, j'ouvre la porte de mon loyer et je porte attention au cas où j'entendrais des pas dans le couloir commun. À mon étage, se trouve une quinzaine de loyers dont certains sont supervisés par du personnel 24 heures sur 24. Je me dis alors que si quelqu'un venait qu'à passer devant ma porte, je me devais de crier pour qu'il m'entende. Le problème c'est que je n'ai pas une forte voix. Et que ma porte automatique reste ouverte environ six secondes. Alors je dois faire vite.

6 h 00 - Beaucoup trop sur 10. Plein de choses me passent par la tête. Je me vois complètement dépendant et à la mercie de la vie. La loi du plus fort venait de me plaquer solidement contre le pavé cimenté de la réalité... Ceux qui me connaissent savez très bien que je déteste appeler de l'aide et la nuit c'est encore pire. Ce n'est pas par orgueil mais plutôt par principe. J'ai choisi d'habiter loin des centres hospitaliers et de la machine que la société nous a honteusement déstructuré... Alors mon très Cher Alain, la liberté a un prix à payer...

Je commence à accepter la réalité. Je n'ai d'autres choix que d'appeler quelqu'un sur ma modeste liste d'employés.

Je choisi de rejoindre Marie-Josée. C'est étrange parce que depuis plusieurs semaines elle me demandait de lui faire un blog. Elle m'avait vu écrire sur d'autres situations de mon quotidien occasionné par d'autres personnes et elle me disait : « Tu peux toujours te défouler sur moi dans ton blog ! Ça me ferait bien plaisir que tu parles de moi ! » Et bien très chère Marie, tu n'auras pas la chance de me voir te boxer sur les petites choses que tu me fais vivre, mais plutôt sur un hommage à une femme honorable.

Nous avons tous nos moments de bonheur et nos moments plus difficiles, mais je suis très fier de voir que tu surmontes toujours tes épreuves et que tu n'abandonnes jamais.

Et bien toute cette longue nuit a pu poursuivre grâce à cet ange gardien. Les yeux petits, les plis de couverture encore estampée sur le visage, Marie-Josée a accourue pour me venir en aide. Heureusement nous avons trouvé une position qui m'a permis de me rendormir et de pouvoir récupérer jusqu'au lever.

Lorsque j'ai quitté volontairement mon milieu familial en 1994, j'ai pris le pari que je terminerai ma vie dignement, la tête haute avec quelques défaites mais surtout plein de victoires ! Eh bien ces victoires, je les dois bien souvent à des petits anges comme Marie.

J'ai beau t'avoir remercié plusieurs fois Marie, mais le plus beau merci que tu recevras sera celui que la vie te réserve ! Aie toujours confiance et chaque tempête laissera place au chaud soleil de l'espoir !

500 MERCIS MARIE-JOSÉE !!






2008/01/24

Le travail en tant que tel n'est pas difficile. Les tâches sont peut-être extrêmement détaillées mais elles se font de façon routinière et il est important de les effectuer correctement quotidiennement. Des années d'essais et erreurs, des nuits passées dans des situations ambiguës, des gens qui me conseillaient des choses qui ont nuits à mon bon fonctionnement par paresse ou par manque de dévouement m'ont permis d'avoir une « machine » bien rodée. Je sais maintenant ce qui est bon et ce qui ne l'est pas pour moi.

Juste l'autre jour, la personne du souper est venue travailler fatiguée et très peu concentrée sur les tâches à effectuer. 3 détails importants ont été mis de côté.

  • Le dispositif automatique du robinet de la salle de bain était fermé.
  • La poubelle n'était pas bien placée pour que je puisse jeter mes choses.
  • Pour compenser la poubelle inutilisable, la toilette aurait pu compenser. Mais malheureusement le siège était rabaissé.

Mais au fond, c'était à moi de faire une tournée pour vérifier. Pourtant on me dit toujours « Alain, fais-moi confiance. » J'essai de faire confiance mais si je laisse mon destin entre les mains de quelqu'un qui oublie un détail, c'est probable que je me fasse jouer un tour. Donc, il n'est pas plus facile d'encadrer une dizaine de personnes par mois à s'améliorer, qu'une seule employée à s'appliquer à la tâche...

En ce qui a trait à la perfection et le souci du détail, ni le nombre d'heures, ni le salaire ne peut améliorer la situation. Si la personne ne fait pas attention aux tâches, aucune condition ne pourrait favoriser l'apprentis-sage de ce détail qui est, selon moi inné...

Pour revenir à ce soir en particulier, j'avais des petits fruits avec noyau comme collation. De bonnes cerises mûres ! Mes mains sont depuis peu incapable de rejoindre ma bouche. J'ai dû aller chercher une cuillère dans le tiroir pour pouvoir manger chaque fruit. Mais l'effort que j'ai mis m'a demandé beaucoup. Jusqu'au point où j'en ai échappé ma cuillère à quelques pouces de la table. Je suis alors retourné au tiroir à ustensile (qui est vraiment bordélique depuis quelque temps): pour me prendre une fourchette (parce qu'il n'y avait plus de cuillère à ma portée).

Une fois que j'ai prit mon ustensile, mon bras est tombé de fatigue et je n'ai pas eu la force le remonter. J'ai dû alors user de mon imagination pour le remonter sans échapper ma fourchette. Un peu partout dans mon loyer j'ai des cordes attachées après les poignées de porte (entrée principale, salle de bain, réfrigérateur, et autres) pour m'aider à les ouvrir.

J'ai donc essayé avec la corde du réfrigérateur, mais en vain. C'est là que je me suis rendu dans la salle de bain où j'ai une longue corde fixée au mur. J'ai réussi tant bien que mal à glisser ma main sans échapper ma fourchette (que je sentais de plus en plus lourde en passant) au travers de la corde, pour ensuite prendre une petite pause. Après environ 30 secondes, j'ai fait un mouvement vers la droite avec mon fauteuil roulant ce qui m'a permis avec un peu d'effort de soulever mon bras sans échapper la fourchette !

J'étais vraiment fier d'avoir réussi cette mission. Mais j'ai dû faire une croix sur la cuillère qui se trouvait parterre dans un endroit précaire, c'est-à-dire exactement où je devais me placer pour manger. Suspense ! J'avais peur qu'en mouvement j'écrase la cuillère avec mes roues ! Mais il n'en fut rien heureusement. Yéééééééééé !

Étant prêt à manger, j'ai piqué délicatement un premier fruit juteux. Comme il était bon ! Rendu au noyau je me retourne tout doucement pour ne pas écraser ma cuillère, et je me dirige vers la poubelle pour cacher le noyau. Je constate alors au même moment que la poubelle a été déplacée et je ne peux plus l'utiliser convenablement. Elle était trop rentée sous le comptoir... Déçu, je me dis alors « pas de problème, il reste la toilette ! » Déchu, j'arrive à la toilette et le siège est rabaissé. Misère...

Toute cette aventure se déroule sur environ 30 minutes. Alors comprenez-moi que j'aimerais sincèrement garder mes forces à faire autre chose que de relever les défis aussi bénins. Pour les personnes que j'engage, ça leurs auraient pris moins d'une minute tout mettre en place convenablement.

Pour certains, c'est petits détails sont des caprices. Et bien pour moi, c'est parfaitement justifié d'avoir une « machine » aussi structurée. Qui dans la vie aimerait constamment avoir des embûches que d'autres personnes lui ont mis (suivant involontairement j'en conviens) sur son chemin ?

Je n'ai pas écrit ce texte pour frapper sur mon staff. Loin de là ! Sans eux je ne suis rien ! Tout le monde est vital pour moi et je leur en suis extrêmement reconnaissant ! Je vis ces situations plusieurs fois par semaine avec la quasi-totalité de mon personnel. Je voulais plutôt vous faire part d'une tranche de vie. Vous sensibiliser.

Je suis conscient que ce n'est pas facile pour une personne de venir travailler pour une heure seulement, mais ce n'est pas plus facile pour moi de répéter et de corriger toutes ces personnes qui ont accepté de m'ouvrir leur coeur par grande générosité. Je ne tiens pas à réprimander ou à critiquer tout le monde qui travaille ici, je veux simplement les pousser à être meilleurs. Ce qui selon moi, est d'instaurer d'excellentes valeurs qui pourront leur servir tout au long de leur vie personnelle, familiale et professionnelle.

Merci à toutes de ne pas me juger trop rapidement, et j'essayerai d'en faire autant !












2008/01/23

La vie que j'ai choisi


Mon nom est Alain, de la plus belle petite ville au Canada, Trois-Rivières. Je suis atteint d’amyotrophie spinale type III (Kugelberg-Welander), passionné de la vie, passionné de la liberté, la liberté à tout prix!

Passionné de la vie parce que la mort m’a regardé dans les yeux à quelques reprises durant mon parcours. Vif comme je suis, j’ai fait fi de ces regards morbides pour me tourner vers la vie et mordre dedans jusqu’à ce que mort s’en suive!

Passionné de la liberté parce que la gravité a, depuis longtemps, fait de moi son prisonnier, prisonnier à perpétuité. Le moral, je l’ai toujours vivement gardé. La joie de vivre, j’aime la crier! Et le cri de mon cœur enflammé, est tel le bruit d’une Harley.

Depuis le premier jour où j’ai entendu une Harley, je dois m’attacher pour ne pas tomber en bas de mon fauteuil roulant! Mon « bécyke » comme je l’appelle affectueusement.

Dès l’âge de 9 ans, avec mon premier « bécyke », je flânais dans mon village natal de St-Léonard-d’Aston, au sud de Trois-Rivières et je voyais passer des dizaines de motocyclistes qui faisaient vibrer le voisinage lors des rassemblements de la fête de la St-Jean-Baptiste. Et ce, durant les étés subséquents de mon enfance.

Dans mon village, il y avait un endroit où on se tenait. Le «coin rond» en face de l’église. De là, nous étions témoins des allers et venues sur la rue Principale et, sous les arbres, se trouvait parfois un petit groupe d’amis avec leur Harley-Davidson. Comme je suis téméraire, j’allais scruter d’assez près les peintures, les pièces modifiées et même les blondes des propriétaires de motos! Avec le charisme qui me caractérise depuis toujours, j’arrivais à les faire rigoler, même ceux avec un air dur!

Je me suis toujours bien senti avec les « bikers ». Voire même en sécurité!

À l’adolescence, je feuilletais des revues de motos (pour les articles bien sûr!). J’apprenais les termes de moto, les événements annuels, la philosophie « biker » et j’ai remarqué que j’avais la même passion de la liberté que ces motocyclistes.

Dès que j’ai eu la chance, avec mon meilleur ami Dan ; alias Dotel, on a commencé à fréquenter les événements motos dans les alentours. Mon ami avait développé un immense talent en dessin et s’était équipé pour peinturer toutes les surfaces, dont les motos. Il allait donc voir ce qui se faisait dans les expositions pour se rendre compte qu’il était tout à fait capable de transformer un engin en une machine à faire tourner les têtes!

Par la suite, la grande tournée des bike-shows! Trois-Rivières, Shawinigan, Berthierville, Tingwick, St-Apollinaire, St-Lucien, Sorel, Thetford Mines, et enfin Laconia, New Hampshire, USA!

L’aventure Laconia mérite à elle seule d’être soulignée. À l’hiver 1996, en parlant de mon projet outre-frontière à tout mon entourage, mon cousin La Gum m’a alors guidé vers Mick, le directeur régional des Harley Owners Group (HOG) du Québec à cette époque. Quelle chance! Mick était une connaissance de la famille! Ce fût le meilleur complice pour réaliser mon rêve!

Depuis des lunes, je voyais l’étroite collaboration entre Dystrophie musculaire Canada (DMC) et les HOG. Sachant que Mick était à la tête de cette organisation au Québec, j’avais tous les espoirs de croire en mon méga-projet!

Après quelques appels téléphoniques et quelques démarches de vérifications d’accessibilité des lieux, le tour était joué! Je suis allé à Laconia 3 ans de suite. Je compte bien y retourner encore!

En juin 2004, Marie-Louise Delisle de DMC a fait sonner mon téléphone pour m’inviter à représenter l’Association à un événement qui se tenait le 26 juin à Trois-Rivières. Quelle surprise j’ai eu lorsque j’ai su que c’était pour le Rallye national canadien des HOG!

À notre arrivé sur l’Île St-Quentin, un décor fantastique et un joyeux comité d’accueil nous attendaient. Un chapiteau digne du Cirque du Soleil se dressait au cœur d’une forêt de Harley. Une image gravée en moi à jamais! Et ce n’était que le début!

Une fois à l’intérieur, Claire-Renée Michaud, directrice régionale des HOG du Québec, nous attendait pour discuter de la collaboration future entre DMC et les HOG. J’étais l’homme le plus choyé de la journée avec, à mes côtés, autour d’une même table, Marie-Louise, Claire-Renée et Nikki, mon accompagnatrice officielle! Est-ce que j’aurais pu demander mieux? Jamais je n’aurais osé! Mais savez-vous quoi? La belle et talentueuse chanteuse Nanette Workman s’est jointe à nous! Ouf quelle table d’honneur! De plus, la haute direction de Harley-Davidson Canada, Malcolm Hunter, était à notre table avec le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, ainsi que le propriétaire de Blanchette Harley-Davidson de Trois-Rivières! Je me suis pincé à quelques reprises pour être certain que je ne rêvais pas!

La prestation de Nanette fût brève mais pleinement à la hauteur de son talent! Le spectacle de Rib Steak Ron & The Prime Cuts a carrément fait « sauter la baraque » avec un répertoire rock comme j’ai rarement vu! Oui je l’aurai dans la mémoire longtemps!

Il m’est difficile de décrire le sentiment de bonheur que j’ai ressenti tout au long de cette radieuse journée, mais croyez-moi, rares sont les autres partys qui resteront gravés aussi précieusement au fond de mon cœur. Un immense MERCI aux HOG, à Claire-Renée et à Marie-Louise pour l’invitation à ce que j’appellerais : « Ma journée de rêve de grand enfant! » Chose certaine, des souvenirs comme ça donnent le goût de vivre vieux!









2008/01/21

Accompagnement « je prends toujours les candidatures ! »



Les loisirs et les sorties culturelles sont parties prenantes d'une vie sociale épanouie. Mon état physique m'empêche de sortir à ma guise. Je suis âgé de 35 ans, j'habite Trois-Rivières et j'ai une dystrophie musculaire et me déplace en fauteuil rouillant électrique. Par ce fait même, l'assistance d'une personne est requise pour me permettre de voir plein de shows, d'expositions, d'aller aux restos, cinéma et autres...

Je cherche une personne dynamique, sociable, positive, honnête et responsable, audacieuse, qui n'a pas froid aux yeux, ni peur de l'aventure et qui est âgée d'au moins 18 ans.

Lors des sorties, les dépenses sont entièrement ma responsabilité (bouffe, coût d'admission, etc.) En contrepartie, il y a peu de salaire déterminé, tout dépend du coût et de la nature de l'activité. Une allocation entre 10$ et 20$ est payée en argent dépendant de la durée de la sortie.

Si pour toi la priorité est financière, tu risques fortement d'être déçu(e). La valeur des repas (15-20$&+ X 2), du billet d'admission (60-120$ X 2) et autre, implique une importante somme de ma part. Parcontre, le souvenirs que laissera ces shows en toi, seront d'une valeur inestimable...

Il est aussi possible que la personne ait à prendre des notes et/ou des photos, à tout temps au long des activités.


Voici quelques questions et réponses :

Salut, j'ai besoin d'accompagnement occasionnel. Es-tu disponible ?

Question :
J'vais voir avec mon horaire si j'peux faire de quoi! C'est à quelle heure ?

Je répond :
Environ de 13h30 à 17h00.

Question :
Ok parfait!

Question :
T'es capable d'embarquer dans une auto?

Je répond :
J'me rend seul.

Question :
Bin voyon!

Je répond :
On se rejoint là-bas.

Question :
T'es sur t'as besoin d'accompagnement? Hahaha !

Je répond :
Oui pour me protèger du soleil (pare-soleil et crème solaire selon la saison) et m'apporter à boire, couper ma bouffe, mettre le manteau. Rien de compliqué...

Question :
Hahaha!

Je répond :
Facile hein ?

Question :
Ouais Mets-en! Ya rien de plus simple!

Je répond :
J'ai pas besoin d'aide pour aller à la toilette là-bas. Moi j'suis ok pour ca.

Question :
Hé bin! Facile comme job.

Je répond :
Alors j'attends ta confirmation.

Question :
Ok parfait!

Je répond :
J'ai aussi besoin pour d'autres sorties à venir !



Tâches

Aide à l'habillement (manteau, parapluie...).
Aide pour la bouffe (préparation et/ou couper les aliments).
Toutes autres tâches connexes.

Info : Click ICI
Mon Skype : Skypea3r



Aussi, aide à domicile recherchée ici.


Cette offre est indépendante du poste d'aide à domicile.








2008/01/18

Les usagers aussi en ont assez !

Voici une lettre que j'ai fait publier en rapport au président d'une compagnie de taxi de Trois-Rivières qui se plaignait des services de raccompagnement de Tolérance Zéro.

Cette lettre fut publiée dans le Nouvelliste du 18 juillet 2007.

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Les usagers aussi en ont assez !

M. Martin Paré de Coop Taxi est fâché. Triste ! Depuis quelque temps, on vous voit dans les médias clamer le préjudice que vous vivez en rapport à Tolérance Zéro. Eh bien sachez M. Paré que votre coopérative baigne aussi dans l'injustice.

Un peu d'histoire pour vous rafraîchir la mémoire. Il y a de ça quelques années, Coop Taxi faisait l'acquisition d'un fantastique véhicule adapté pouvant enfin offrir un service de taxi adapté, en complémentarité avec le service de transport adapté de la STTR. Pour les usagers, c'était le début d'une ère nouvelle. Enfin pouvions nous rêver de pouvoir de revenir tard dans la soirée après les spectacles lors des festivités estivale du Grand Trois-Rivières ou de sortir les dimanches (le service de la STTR n'étant pas encore disponible à cette époque.)

Pour une raison nébuleuse, dès le début du service une surtaxe de 10 $ était chargée à l'usager en plus de la course régulière en taxi adapté. (Probablement pour les mêmes raisons que M. Paré méprise Tolérance Zéro, c'est-à-dire répondre à un besoin monnayable...) C'est en effet très honnête de charger un montant exorbitant à une clientèle handicapée et à faible revenu. Après quelques plaintes au Ministère des Transports du Québec, les usagers ont eu gain de cause et la surtaxe est tombée aussitôt. Par contre, les usagers comme moi avons perdu énormément en service. Mais ce n'est probablement pas des représailles de notre précieuse Coop...

Depuis ce temps, pas de services en soirée, très peu les week-ends, bref moins de service que la Société de Transport de Trois-Rivières. Durant le jour, les centres hospitaliers, les centres de jour et les rendez-vous médicaux accaparent le fabuleux véhicule donc, pas plus de possibilités pour nous d'utiliser le taxi adapté. Personnellement, on m'a refusé deux fois l'été dernier ; le jour du Grand Prix de Trois-Rivières, un samedi en plein coeur de journée et un vendredi soir de spectacle à l'Art Vocal. Encore une fois, une pétition et plusieurs plaintes au Ministère des Transports du Québec mais cette fois-ci, la réponse fut négative. Le Ministère ne peut rien faire pour nous aider. En bout de ligne, Coop Taxi, tout comme Tolérance Zéro, n'a aucun encadrement légal pour desservir le service aux personnes handicapées. Qui blâmer au fond quand tout le monde font à leur guise ? À chacun son tour de vivre l'injustice. À vrai dire, je me sens moins seul maintenant...

Vous dites que vous offrez des services 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, mais à qui le dites-vous ? Êtes-vous sélectifs dans votre clientèle M. Paré ? Est-ce parce que nous ne pouvons remplir vos poches que vous nous refusez ? L'argent, n'est-ce pas le nerf de la guerre dans toutes ces histoires ?

J'invite les gens, les bars et restaurants à regarder dans les Pages Jaunes et essayer d'autres compagnies de taxi. Votre père, M. Paré, avait à coeur de desservir la population défavorisée de la région. Il s'est même déjà fait reprocher de trop en faire pour nous. En ferez-vous de même ?

Alain, usager du transport adapté à Trois-Rivières










2008/01/14

Si j'ai développé un talent ou un don ?

Quelle bonne question.

Avec les années, je réalise que j'ai développé plusieurs aptitudes entre autres quand vient le temps de déplacer ou de prendre des choses. Je pourrais dire que j'étudie la gravité. J'ai relativement beaucoup de difficultés avec mes mains, alors je dois utiliser mon cerveau plutôt que mes muscles pour arriver à mes fins. Lorsqu'il y a quelqu'un avec moi et que je dois prendre quelque chose, il est toujours fascinant de voir la réaction de cette personne. Je me sens comme un artiste du Cirque Du Soleil qui vient de réussir un tour périlleux !



Ces mouvements sont tellement lents et d'une finesse indescriptible, que je songe même à créer un site Internet style « blog vidéo » pour redonner la force et le courage aux gens qui rencontrent des difficultés.

Ce qui m'amène à réaliser que j'ai un autre don. Celui de stimuler les gens positivement.

À plusieurs reprises, des employées qui venaient me coucher ou me lever sont repartis de chez moi avec un sourire fendu jusqu'aux oreilles. Pourtant, à leur arrivée ils étaient tout tristes et maussades. Les gens qui m'entourent, m'aiment d'une façon bien particulière.

J'ai aussi pour rêve de construire un site qui s'intitulerait « Adoptezunhandicapé.com ». Sur ce site, je me présenterais avec des textes, des extraits audio et vidéo me décrivant et exprimant les besoins que j'ai en terme d'habitation, d'adaptation de domicile, de supervision légère, sans oublier les avantages fiscaux reliés à la construction d'un logement accessible en terme d'exemption de taxes et autres. Ainsi, j'aurais peut-être la chance de pouvoir déménager dans un endroit parfaitement accessible, avec de l'aide lorsque je suis en difficulté la nuit comme le jour, sans oublier ma fenêtre donnant vers l'Ouest... Que dis-je, ma porte patio donnant vers l'Ouest !!

Non pas que mon loyer actuel est désuet ou mal adapté, mais une loi sera bientôt en force pour peut-être m'obliger à déménager dans un rez-de-chaussée, plutôt que de rester au troisième étage (comme j'habite actuellement) pour des raisons de sécurité en cas de feu. Mon logement actuel a coûté 25 000 $ à adapter. Je doute sincèrement que l'Office Municipal d'Habitation de mon coin accepte de débourser une somme si grande pour un deuxième loyer. Chose certaine, je crois que je ne pourrai jamais m'arrêter de me battre, jusqu'au jour de mon dernier souffle.

Je garde confiance, mais je garde aussi mes gants de boxe à portée de main... Faites-en votre philosophie !







2008/01/12

Les bénéficiaires sont tellement rendus blasés...



Les bénéficiaires sont tellement rendus blasés dans les résidences, les foyers d'accueil, les îlots résidentiels, dans les endroits où ils peuvent vivre, manger, c*ier et parfois rire un peu. Ils sont tellement rendus blasés que les autorités ne les écoutent pas, que les administrateurs ne se soucient pas sincèrement de leur qualité de vie.

Quand tu dis qu'après plusieurs années, les plaintes ne rentrent plus à la coordination par manque de confiance. L'administration se dit alors que tout va bien et la confiance en cette coordination demeure, à tord. Mais le conseil sait très bien qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas ro