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2016/03/23

UberAssist : la solution aux taxis adaptés ?

Le géant mondial UBER prend le virage de l’aide aux personnes handicapées. UberAssist sera bientôt disponible à Ottawa, un mois après Toronto, le tout au même tarif que les clients réguliers de UBER. Enfin de l’équité !




J’ai récemment eu besoin de me rendre à l’hôpital pour un rendez-vous d’urgence. J’ai contacté les deux compagnies de taxis locales pour m'y rendre, et ils m’ont tous informé qu’il y avait dorénavant une surcharge sur le prix de la course pour un trajet de courtes distances. C'est totalement illégal. Une compagnie demande 15 $ pour une course peu importe la destination à proximité (après 15 $, c’est le montant du taximètre régulier). L’autre transporteur : 10 $ de plus que le taximètre indique vraiment. Une autre belle forme d’extorsion qui brime des gens à faible revenu. Tout ça à cause d’une réglementation trop lourde et mésadaptée à la réalité du quotidien des personnes handicapées.

Le ministère des Transports oblige les taxis adaptés au Québec à avoir une personne en fauteuil roulant à bord pour fonctionner en toute légalité. C’est la règle. La demande en soirée n’étant pas suffisante à Trois-Rivières (comme dans bien d’autres régions, j’imagine), aucun/e chauffeur/euse n’a les moyens d’attendre l’appel (et avec raison) des quelques clients handicapés qui sortent pour aller travailler ou aux restaurants, dans les festivals, au centre-ville, chez des amis. Donc, aucun service de soir (ni les week-ends d’ailleurs) pour nous.

Il y a le service de transport adapté de la Société de Transport de Trois-Rivières (STTR), me direz-vous? Avec réservation 48 heures ouvrable, oui, pas évident à planifier une sortie de dernière minute, mais bon. Exemple : En participant à un concours radio, tu gagnes une paire de billets à 13h et le spectacle est le soir même. Bonne chance mon grand ! Et pour une sortie le mardi, il faut réserver le transport le vendredi précédent (en espérant que ce ne soit pas un vendredi férié).

Avec UBER, le chauffeur peut faire des courses avec les clients ambulants normalement toute la journée/soirée/nuit. Si un client en fauteuil roulant demande un transport de dernière minute, il pourra plus facilement répondre à son besoin, puisqu’il est déjà sur la route. C’est le complément parfait à un système qui est imparfait.

La réglementation gouvernementale brime nos droits


Cette réglementation désuète brime volontairement nos droits, et les taxis ne semblent pas trop vouloir que ça change. La loi du marché va gagner. Vous savez, quand les handicapés dénoncent des injustices flagrantes et que le gouvernement ne réagit pas? Alors si UBER est banni au Québec, on saura quelles priorités nos élus ont : le pouvoir, les monopoles et l’argent.


Tout au long de ma perte d’autonomie, je n’ai eu d’autre choix que de m’adapter à ce que je n’avais plus la force de contrôler. L’industrie du taxi n’a d’autre option que d’embarquer dans le wagon d’acceptation, ou nous isoler encore plus de l’époque où nous vivons tous (du moins, pour la plupart).



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2016/01/30

Le nouveau fauteuil WHILL fait tourner les têtes! (VIDÉO)

Un fabricant automobile japonais s’est lancé dans la production de fauteuils roulants motorisés avant-gardistes. Un style futuriste qui semble fort intéressant.




Bill Meehan est enseignant à l’université Stanford et il est atteint de sclérose en plaques depuis plus de 18 ans. Depuis un an, il est confiné à un fauteuil roulant. Il a choisi le motorisé de la start-up WHILL. Fauteuil robuste, confortable, un design raffiné et des roues avant omnidirectionnelles qui font une rotation de 360 °.

Ces roues sont constituées de 24 petites roues qui lui permettent d’avancer et de reculer, mais aussi de tourner beaucoup plus facilement de gauche à droite. Cette nouvelle technologie permet de contourner plus aisément les obstacles.

Il peut même être conduit via un smartphone.


Le bolide est doté d’une manette de commande futuriste, d’appuis-bras rétractables et d’un siège mobile d’avant en arrière pour faciliter les transferts. Il peut même être conduit via une application pour téléphones intelligents. (En espérant que les petits futés ne prendront pas le contrôle du fauteuil à des fins malveillantes.)






L’aspect technologique, mais aussi esthétique a été pris en considération dans les étapes de fabrication. Les utilisateurs d’aide technique ressentent le regard des autres en lien avec leur position assise. La beauté de cet engin peut redonner confiance au passager, et un fort sentiment d’indépendance.

Le WHILL a l’intention d’être le Tesla des trottoirs. À environ 14 000 $ pièce, on peut dire que cette merveille est un luxe qui fera rêver bien des technophiles.


Source : CNN Money




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2016/01/23

Câlineurs : (2e) meilleure job au monde! (VIDÉO)

Reportage très intéressant sur l'embauche d'handicapés intellectuels à Chicoutimi.



Quelle idée de génie d'embaucher des gens sincères et purs pour calmer et cajoler des animaux de compagnie en attendant leur toilettage.

L'invitation est lancée aux chefs d'entreprises de contacter les regroupements de personnes handicapées de votre région. Engager des personnes uniques peut changer bien des choses pour bien du monde ! 



Métier : câliner les chiens. À Chicoutimi, un centre de toilettage pour chien emploie des « câlineurs » professionnels pour s'occuper des animaux pendant l'absence de leur maître.
Via Radio-Canada Information 




(La première meilleure job au monde étant : p'titange à domicile ():))


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2015/11/14

Discussion [fictive] entre mon ami syrien et moi.

Moi - Je comprends la menace que tu vis.

Ami syrien - Je ne crois pas que tu puisses comprendre que l'ennemi m'a chassé de chez moi.

Moi - Moi aussi j'ai un ennemi qui veut me faire beaucoup de mal. Sournoisement, mon ennemi me paralyse un membre à la fois. À tous les jours, il écrase mes membres tellement forts que je ne peux plus bouger. Parfois la nuit, il tente même de m'étouffer dans mon sommeil. D'autres fois, il coince de la nourriture dans ma gorge pour me faire mourir. Je comprends parfaitement les motifs pourquoi tu fuis.

Ami syrien - Oui mais ma vie est en danger !

Moi - La mienne aussi. Mais j'ai choisi de me battre contre mon ennemi pour rester chez moi. Et le meilleur moyen que j'ai trouvé pour gagner la bataille, est de m'entourer d'amis forts et puissants. Est-ce que tu préfères recommencer ta vie à zéro ailleurs, ou renforcer la fondation de ta maison et y être en sécurité ?


Photo : James Gordon Syrian Beehive Home


Ami syrien - On dit tellement de bien de votre pays.

Moi - Moi aussi j'ai entendu dire que nous étions bien traités dans les CHSLD, pourtant…

Ami syrien - Alors, que me conseilles-tu ?

Moi - La seule solution est de se battre. De s'unir, de s'encourager et de péter la gueule à l'ennemi ! C'est la seule façon dont j'ai réussi à tenir tête face à l'adversité. Avec le peu de ressources que j'ai. Je suis la preuve vivante qu'on peut faire beaucoup avec les moyens du bord.

Ami syrien - Merci Alain pour ces précieux conseils. Qu'est-ce que je peux faire pour te remercier ?

Moi - As-tu une fille adulte célibataire dont tu n'as pas encore promis la main ?

Ami syrien - Hahaha crisse de malade !!



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2015/08/25

Casse-tête collégial

Lettre d'opinion parue dans Le Nouvelliste du 21 août 2015 

Je suis un fier employeur qui prône la conciliation études/travail. Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour accommoder mes employé/es tout au long de leur parcours collégial et universitaire. Tout pour leur permettre d'acquérir une expérience professionnelle concrète dans le monde du travail, en plus de contribuer financièrement à leurs frais de scolarité. En échange, ils assurent la pérennité de mon maintien à domicile et de ma qualité de vie. Le match parfait, quoi!

Par contre, à chaque début de session collégiale, c'est la même histoire qui recommence pour moi, ainsi que pour des milliers d'employeurs québécois. Le cauchemar des horaires des étudiants. Le réseau collégial (contrairement aux universités) donne les grilles de cours à la dernière minute du début des classes, créant ainsi un casse-tête pour nos plannings de travail.


Il serait préférable pour tous de respecter le choix des étudiants de travailler au rythme de leurs capacités, et de favoriser leurs chances d'embauche auprès des entreprises québécoises. Parce que d'autres patrons, moins portés sur les puzzles, pourraient se faciliter la tâche en sélectionnant uniquement des candidats qui n'ont pas les mots «cégep en cours» inscrits sur leur CV.




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2014/12/12

RIP Yvan Tremblay, au nom du socialisme liberticide


Cet article est aussi publié dans le >> magazine du Mouvement Citoyen Handicap-Québec <<

Yvan Tremblay s'est récemment enlevé la vie (article ici). Je ne connaissais pas le type. Pourtant, j'ai l'impression de me voir au travers les lignes de cette triste histoire de désespoir extrême. Il vivait depuis bientôt 10 ans dans son appartement bien adapté à sa condition. Il était paralysé du cou aux pieds. Sa famille avait réussi à lui inventer des gadgets qui l'ont rapproché d'une certaine autonomie.

Depuis plusieurs mois, il était contraint de quitter son logement adapté du Domaine Vittie & Desjardins en Montérégie pour des raisons de sécurité incendie. Les administrateurs le voulaient coûte que coûte en CHSLD. Comme si ça allait lui sauver la vie...

Les normes de sécurité ayant été renforcées suite au tragique incendie de l'Îsle-Verte, le gouvernemaman se devait de brimer le droit d'une infime minorité, encore une fois. Dans la foulée de la tragédie de l'Îsle-Verte, j'avais écrit ce court texte en janvier 2014 (texte ici).



La société dans laquelle nous avons l'impression d'évoluer présentement, n'est en fait, qu'une pure et simple prise de contrôle total de tous les aspects de la vie ses citoyens. Aucune place pour la liberté, le choix, ni la responsabilité individuelle.

Avez-vous déjà été consulter le Code de construction, ce fameux Code national du bâtiment (CNB) ? C'est d'une complexité désarmante. Comme si la vie en société était un immense casse-tête et que l'Étata était en mesure de tout encadrer pour sauver des vies, à tout prix. Quelle naïveté, quel populisme...

Pour ceux qui vivent dans l'insécurité, si les centaines de lignes de texte du CNB et le travail des fonctionnaires déconnectés et des architectes rêveurs vous réconfortent, grand bien vous fasse. Pour ma part, je fais confiance en la vie, en mon autonomie. Je vis pleinement chaque journée comme si c'était la dernière page de ma biographie. Je ris et je m'ennuie, je pleure puis je souris. Je porte une grande attention à ma sécurité, je me protège du mieux que je peux selon mes connaissances et capacités. Je vis. Responsablement.

Dans une implication communautaire précédente, il y a plus de 15 ans, nous avions fait construire un bâtiment pour héberger 12 personnes lourdement handicapées. La loi obligeait déjà à installer des gicleurs partout dans l'immeuble. Plusieurs années plus tard, une personne qui siégeait toujours au conseil d'administration m'a informé que le système de gicleurs avait été débranché à cause de toutes les fuites d'eau qui avaient été mal colmatées au fil des années. Des problèmes d'infiltration d'eau et de moisissures avaient aussi été décelés. Vous imaginez le danger pour la santé ? Sans parler des contraintes de démolition et de reconstruction que ça pourrait impliquer ! Avec la philosophie du plus bas soumissionnaire, il ne faut pas rester surpris de ces résultats à moyen et à long terme.

Ultérieurement, un deuxième édifice de 12 logements pour handicapés a été construit dans mon quartier pour satisfaire les exigences du nouveau schéma de couverture de risques en sécurité incendie. Ces 12 appartements adaptés étaient préalablement regroupés aléatoirement dans un immeuble d'une centaine de logements sur cinq étages. Le coût pour l'installation de gicleurs dans ladite tour à logements en béton armé était colossal.

Ils ont donc organisé des rencontres pour affoler les résidents concernés (comme dans Activités Paranormales) pour ensuite les forcer à déménager contre leurs volontés dans un logement beaucoup plus petit, érigé d’une banale structure de bois, recouvert d’un grand toit plat et des murs intérieurs « en carton ». Comble de l'idiotie, cette nouvelle résidence a été exemptée de l'installation de gicleurs pour des raisons de superficie... Les décideurs ont dû s'imaginer qu'il est plus facile d'évacuer 12 personnes au rez-de-chaussée avec une seule intervenante la nuit, plutôt que 12 chevaliers dissipés sur plusieurs paliers dans un château de roc et de mortier...

Quelle belle façon de ghettoïser un groupe de personnes handicapées au fond d'un stationnement, tous au rez-de-chaussée, sur la bonne terre des vaches et à la merci des passants malintentionnés.

Dans toute cette histoire de détresse de Yvan, j'ai plutôt tendance à rendre responsables tous les fonctionnaires et décideurs qui lui ont sournoisement mis la corde au cou, au nom du socialisme liberticide.

Yvan, repose en paix. Nous allons poursuivre notre combat avec les armes que tu nous as laissé en héritage.



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2014/12/08

Pas de sécurité pour les personnes en CHSLD? Pourquoi ne pas tenter de se prendre en mains?

Au même moment où le gouvernemaman annonçait sa « Stratégie de mobilisation pour lutter contre l’intimidation et la violence à l’école » (site gouvernemental ici), un reportage nous informait que le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Laval venait de limiter l'utilisation de moyens technologiques pour protéger les usagers de leurs établissements de santé. Pas de caméra de surveillance pour dénoncer l'intimidation et la violence faite aux aînés. (Article avec reportage ici).

Le lendemain, un vidéo circulait viruleusement sur Facebook. Une employée d'établissement de santé volant de la nourriture, fouillant dans des tiroirs, un autre employant un langage ordurier envers une bénéficiaire en plus de la maltraiter. (Vidéo Facebook ici).


Si ce genre de situations arrivaient aux parents de grands chefs d'établissements et syndicaux, est-ce qu'enfin le dossier des caméras de surveillance dans les chambres de CHSLD serait plus envisageable ou ils seraient aussi intraitable ?

On dit souvent que les bandits sont en train de prendre le contrôle sur notre société. Eh bien, c'est certain que les bandits vont toujours refuser que l'on filme leurs actes.

C'est clair qu'encore une fois, le gouvernemaman est très loin des besoins de sa population. Il est impérial de tout faire ce qui est humainement possible pour ne pas avoir à faire avec la gouvernance étatique actuelle.

Pour se faire, il faudra trouver des alternatives collectives pour pallier à ces besoins de la population vieillissante et grandissante. Le retour aux sources est de mise. Dans un quartier donné, des familles pourraient se regrouper pour héberger leurs aînés bien-aimés.

Le calcul en vaut la peine. Cinq familles déboursant 1025$ par mois chacune pour leur père ou leur mère, plus 1025$ par mois de la pension du parent, un budget annuel de 123 000$ pour différents services pourrait être disponible.

Nuits (1 personne) de 23h00 à 7h00:
16$/heure X 8 heures = 128$/jour = 46 720$/an.

Jours (1 personne) de 7h00 à 15h00:
16$/heure X 8 heures = 128$/jour = 46 720$/an.

Soupers (1 personne) de 15h00 à 20h00:
16$/heure X 5 heures = 80$/jour = 29 200$/an.

Soirée en famille avec les enfants et petits-enfants = 0$/an et de beaux moments pour chacun/e.

Total : 122 640$/an ou 24 528$/famille/an.

De plus, si les familles s'investissent humainement, les heures de repas peuvent être assumées sans aucuns frais. Jusqu'à 29 200$ d'économies. Suffisamment pour payer l'hypothèque de la maison et un excellent système de sécurité ! Bye bye CHSLD !!






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2012/05/27

De droite ou de gauche?


Quand une personne de droite n'aime pas les armes, il n'en achète pas.
Quand une personne de gauche n'aime pas les armes, il veut les faire interdire.

Quand une personne de droite est végétarienne, il ne mange pas de viande.
Quand une personne de gauche est végétarienne, il veut faire campagne contre les produits à base de protéines animales.

Quand une personne de droite a perdu son emploi, il réfléchit au moyen de sortir de cette situation et rebondir.
Quand une personne de gauche a perdu son emploi, il porte plainte pour discrimination.

Quand une personne de droite n'aime pas un débat télévisé, il éteint la télé ou change de poste.
Quand une personne de gauche n'aime pas un débat télévisé, il veut poursuivre en justice les cons qui disent des choses contre la gauche. Le cas échéant, une petite plainte pour diffamation sera bienvenue.

Quand une personne de droite est non-croyant, il ne va pas à l'église, ni à la synagogue, ni à la mosquée.
Quand une personne de gauche est non-croyant, il veut qu'aucune allusion, à Dieu ou à une religion, ne soit faite dans la sphère publique, sauf pour l'Islam.

Quand une personne de droite a besoin de soins, il va voir son médecin puis s'achète les médicaments.
Quand une personne de gauche a besoin de soins, il veut que ça soit tous les autres qui paient pour lui et que cela soit rapide.

Quand l'économie va mal, la personne de droite se dit qu'il faut se retrousser les manches et travailler plus.
Quand l'économie va mal, la personne de gauche se dit que ces sales patrons s'en mettent plein les poches et endettent le pays.

Test ultime :
Quand une personne de droite a lu ce test, il le fait suivre.
Quand une personne de gauche a lu ce test, il ne le transfère surtout pas!






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2012/03/22

Après toutes ces manifestations...

Après toutes ces manifestations,
je vous propose de suivre @Groupon,
et de trouver la force d'accepter,
les choses que vous ne pouvez changer.

Si j'étais descendu dans les rues,
à chaque obstacle impromptu,
je n'aurais pas eu assez de temps,
pour créer et me sortir de chaque guet-apens.

La jeunesse est vive et allumée,
d'autres solutions ils vont trouver,
enjoué et plein de ténacité,
ce mauvais rêve ne sera plus que chose du passé.

Un peu comme les hippies,
qui voulaient refaire un monde moins gris,
une fois sur le marché du travail,
leur priorité chargera de gouvernail.

Au moins ils auront ce souvenir,
d'avoir combattu l'empire,
et comme dans le temps des rois,
cette élite du droit n'écoute pas.

Des changements dans la société s'imposent,
premièrement s'occuper des personnes aînées,
presque tous abandonnés dans leurs foyers,
pour qui la vie n'est vraiment pas rose.

J'ai bien hâte de voir bloquer des ponts,
pour qu'enfin leur nourriture goûte bon,
pour qu'ils aient du bon personnel,
en quantité industrielle plutôt qu'institutionnelle.

À voir comment on traite nos vieux,
si j'étais étudiant j'aurais peur en peu,
le problème n'est pas au présent,
mais quand ils auront 70 ans.

Mais j'avoue que c'est vendeurs,
des matraques et des jeunes filles en pleurs,
tout pour crisser le bordel,
pour mousser la crise générationnelle.

Tant qu'ils pourront vendre de la publicité,
et des forêts entières de papier,
l'huile sur le feu ils vont verser,
tout pour tenir la population terrassée...





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2012/03/02

La hausse des frais de scolarité est inévitable.

La hausse des frais de scolarité est inévitable. Par contre, le programme des prêts et bourses devrait être majoré et les bénéficiaires mieux ciblés. On a vu par le passé des étudiants rembourser leurs prêts en entier le jour de la date limite du début du taux d'intérêt. On s'entend que certains ont des prêts sans vraiment en avoir besoin. Une grande lacune qui s'apparente drôlement à de l'injustice.

Je vois l'éducation comme un investissement dans son avenir. Plus d'efforts on y met, plus les chances de réussite sont grandes.

Au fil des ans j'ai embauché beaucoup d'étudiants. Des gens courageux et forts qui avaient parfois 2 ou 3 autres emplois pour boucler les 2 bouts. Avec le recul, je revois ces mêmes diplômés fiers de leur parcours, le coeur rempli d'expériences qui les ont fait grandir. Ils ont bûché fort et ont prit leur rôle de citoyen à coeur puisqu'ils savent maintenant la valeur de l'argent, chose que l'on apprend pas sur les bancs d'école.

Un quelque part, j'envie cette manifestation de mécontentement d'une partie de la population. J'aimerais pouvoir mobiliser toutes les personnes isolées, laissées à soi-même dans les CHSLD, dans les résidences d'accueil, dans leur appartement qui ne convient pas à leurs besoins, les personnes victimes de syndicaleux sans coeur, les personnes qui mangent de la nourriture fade tous les jours, les personnes âgées qui se font exploiter par leurs enfants trop lâches pour aller travailler... Nous aussi on en aurait long à dire au gouvernement. Mais nous, on ne paie pas (ou presque) d'impôts, et on n'est pas une clientèle «sexy» qui peut faire gagner une élection.

J'aimerais aussi mobiliser tous les parents qui courent à gauche et à droite quotidiennement pour que les enfants ne manquent de rien, ceux qui n'ont pas le temps de perdre une journée de salaire pour interpeller le trottoir du ministre de sa région pour qu'on diminue l'appareil étatique, que l'on cesse de prendre ses économies impunément pour les redistribuer à ceux qui font moins d'efforts.

Profitez-en chers étudiants, parce qu'après votre diplomation, vous verrez que la solidarité prend toute une débarque et que la vraie vie ne se gère pas avec de vulgaires pancartes.

Source: Ygreck 




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2011/12/05

Ce texte reflète bien ma pensée sur le Québec d'aujourd'hui


Doléances pour un Québec dépassé
4 décembre 2011 23h08 · Jérôme Lussier

Ce n’est pas de l’idéologie de croire que le bilinguisme constitue un avantage et de vouloir en faire bénéficier ses enfants et ses concitoyens.

Ce n’est pas naître pour un petit pain de rêver que sa fille étudie à Stanford, que son fils travaille à Shanghaï, que son neveu boxe à Las Vegas ou que sa nièce défile à Milan.


Ce n’est pas une perversion de préférer Bon Iver à Paul Piché, Adele à Céline, les Beastie Boys à Loco Locass, mais d’aimer aussi Jean Leloup, Arcade Fire, Malajube et Beau Dommage.

Ce n’est pas de la rectitude politique d’affirmer que les questions environnementales, culturelles et économiques de notre époque dépassent le cadre des politiques nationales.

Ce n’est pas une religion de constater que Facebook, Twitter et Internet permettent de découvrir et entretenir en temps réel des communautés qui se moquent des frontières.

Ce n’est pas cynique de rappeler que l’univers ne commence pas à Hull et qu’il ne se termine pas à Gaspé et que les lois et les espoirs du Québec n’ont pas de portée extra-territoriale.

Ce n’est pas une trahison de concéder que le Québec ne représente que 0,1% de l’humanité et que son statut constitutionnel n’y est pour rien.

Ce n’est pas naïf de dire que le Québec a autant sinon plus besoin du reste du monde que le reste du monde a besoin du Québec.


Lire la suite sur Voir.ca



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2011/10/23

Victime d'indifférence


Cette semaine est sortie dans certains médias la vidéo d'une petite Chinoise se faisant frapper par une voiture puis ignorer par plusieurs personnes. Des images horribles. Quand j'ai vu la 2e voiture lui rouler sur la jambe, j'ai dû tourner mon regard... La petite Wang Ye (Yue Yue) a finalement succombé à ses blessures.

De voir les sensibilités des personnes autour d'elle, m'a beaucoup marqué. D'instinct, je crois que notre culture nous aurait dirigés vers la petite victime pour la protéger et pour appeler au secours. C'est même un devoir de citoyen, une loi. Visiblement, ailleurs ça ne fonctionne pas comme ça...

Hier soir, j'ai regardé un film (Black Hawk Down, 2001, que mon ami Francis m'avait suggéré) portant sur une mission en Somalie par l'Armée américaine. L'intervention portait sur l'arrestation de 2 lieutenants dans un bunker bien gardé. Au fur et à mesure que l'opération se déroulait, les embûches et les corps inertes de soldats alliés se multipliaient. C'était troublant de voir des insurgés tenir à bout de bras un soldat américain fraîchement abattu qui était pourtant venu pour les libérer de cette dictature.

2 soldats discutant entre eux:

- Lorsque nous avons revenir [en Amérique] les gens vont me demander : « Pourquoi ? » Je ne leur répondrai rien, car ils ne peuvent pas comprendre.

Ensuite m'est venue en tête une entrevue que j'avais entendue à Radio Pirate avec un soldat qui revenait de l'Afghanistan, Claude. Il était passionné par son travail. Même à la radio, on pouvait presque voir la lumière dans ses yeux. Il racontait combien les enfants Afghans étaient fiers le matin de se diriger à l'école du village avec leurs sacs d'écoliers colorés et leur boîte à lunch en toute sécurité. Claude et ses collègues des forces armées canadiennes avaient fait concrètement la différence auprès de plusieurs centaines de personnes qui avaient besoin d'être sorties des griffes des talibans. Depuis ce jour, cet émouvant témoignage me confirme que tous ces efforts en valaient peut-être le coup !

Imaginez un instant une caméra vidéo vous montrant le viol de plusieurs petites filles aux prises avec des terroristes sans remords et sans coeur, et que personne ne ferait quoi que ce soit pour les arrêter, pour les protéger. Que les passants, faisant mine de rien, fixent le sol laissant ces salopards en sueur souiller la vie de gamines pour des générations entières... Auriez-vous la même réaction que vous avez eue avec la petite Wang Ye victime d'indifférence ?


Wang Ye, 2 ans

2011/02/12

Pas assez «pertinent» pour Guy A. Lepage et la SRC


Je n'ai jamais été un grand amateur de l'émission «Tout le monde en parle» à Radio-Canada. Mais avec cet article publié dans le Journal de Montréal, j'ai la preuve que les médias québécois contrôlent l'information pour ne laisser passer seulement ce qui peut maintenir la paix sociale et tromper la population sur les vrais enjeux que nous faisons face depuis plusieurs années déjà.

Mathieu Turbide
12/02/2011
Brigitte Alepin dénonce les riches qui ne paient pas d'impôt et la classe moyenne qui en souffre, mais aux yeux de Tout le monde en parle et de Guy A. Lepage, ce n'est pas «pertinent». Vous n'entendrez pas un mot de l'entrevue qu'elle a donnée, jeudi, à Tout le monde en parle. 
«On nous a dit que ce n'était pas pertinent et que l'entrevue serait complètement coupée au montage», a indiqué la fiscaliste de réputation internationale. 
Déçue, Brigitte Alepin avoue qu'elle ne comprend pas cette décision. «J'étais convaincue que c'était ma meilleure entrevue à vie», dit-elle. 
«Louise Portal, qui était là, a dit que j'étais comme un ange qui venait porter un message important aux Québécois», raconte Mme ALepin, encore un peu ébranlée par la décision de l'émission-phare de Radio-Canada. 
«Je suis vraiment surprise, a réagi Louise Portal. C'est très décevant pour elle. C'est une femme tellement intéressante et très articulée. J'ai trouvé ça très intéressant. La fiscalité, c'est un sujet difficile et pourtant, elle l'a très bien expliqué, en tout cas à mes oreilles à moi.» 
«Exceptionnel»
Le producteur délégué de Tout le monde en parle, Guillaume L'Espérance, a admis que c'était une décision «exceptionnelle». 
«On a jugé que c'était mieux pour l'émission de couper cette entrevue. Je n'en dirais pas plus", a expliqué sèchement le producteur de l'émission, Guillaume L'Espérance. Lorsqu'on lui a demandé de s'expliquer davantage, il a ajouté qu'«il n'y a pas de scandale, mais que ce n'était pas à la hauteur».







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2011/01/24

Tuez-moi avant!


Manon Beaudet
Résidante de Laval, l'auteure est la fille d'une dame atteinte de la maladie d'Alzheimer.

J'ai le coeur en lambeaux et la tête en déroute. J'ai une mère encore vivante de 83 ans, un peu Alzheimer...

Après un séjour de deux mois et demi à l'hôpital où l'une de ses compagnes de chambre est décédée sous ses yeux et où le cadavre n'a été retiré qu'après un certain temps.

Nous savons tous que le sort réservé
à nos aînés n'est pas enviable... Il faut
se battre, refuser que l'on traite nos
aînés comme du bétail.
Après avoir côtoyé un autre compagnon de chambre, souffrant, agonisant, râlant sa douleur et sa détresse. Après avoir partagé sa chambre avec une autre compagne qui ne se levait pas et qui utilisait la bassine, après la puanteur intenable dans la chambre, car on n'avait pas le temps de venir enlever cette bassine et son contenu.

Après au moins une dizaine de déménagements à l'intérieur même de l'hôpital.

Après une contamination au C. difficile et l'isolement qui a suivi.

Après une interdiction de visites, peu après Noël, maintenue jusqu'à presque la mi-janvier à cause d'une épidémie de gastro-entérite.

Après tout cela, je reçois un appel en un beau vendredi matin: «Madame, on a une place pour votre mère en CHSLD et elle doit sortir de l'hôpital aujourd'hui même, au plus tard cet après-midi.» Ma mère sera placée à cet endroit en attendant d'obtenir une place définitive...

Lire la suite sur Cyberpresse.

Via Marie-Annick Boisvert.

J'imagine ma mère dans ce contexte et je deviens triste. 
Je m'imagine dans ce contexte et je deviens enragé...
Et le gouvernement a le culot de nous interdire le suicide assisté...




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Ma définition d'un p'tit ange:

Personne unique doté d'un sens de l'altruisme développé, de l'honnêteté et du respect de soi depuis plusieurs années. N'est pas p'tit ange qui veut. Les candidatures peuvent défiler sans avoir nécessairement l'esprit du p'tit ange. Cette philosophie n'est pas uniquement de donner du temps et de l'aide instantanément à quelqu'un qui a besoin, mais plutôt une manière de participer activement, un certain temps, au mieux-être d'une personne.

P'tits anges bénévoles recherchés!

Je suis aussi à la recherche de p'tits anges bénévoles pour faire ses exercices physiques une fois par semaine, aller au cinéma et au restaurant, faire la lecture, écrire ma vie, jouer au poker... benevole [à] ptitsanges.com !