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2016/01/20

Lagacé veut mourir à 69 ans

Lagacé a bien écrit encore ce matin. Allez lire son article sur La Presse+. En voici quelques extraits :

Ma mère n’aura jamais su ce que c’est de n’avoir qu’un seul bain par semaine, dans son CHSLD. Mon père ne vivra jamais l’embarras de me cacher qu’il aurait bien besoin de couches, malgré les odeurs difficiles à expliquer…
Et je ne les verrai jamais dépérir.

[...]
Constat numéro un : la gériatrie est un des parents pauvres de la médecine, ce qui est une mauvaise idée quand un pays produit des vieux à la pelle.
Constat numéro deux : les résidences pour vieux sont parfaitement adaptées aux besoins de tout le monde – les administrateurs, les infirmières, les enfants des résidants, le système qui les finance – … sauf des vieux eux-mêmes.

[...]
Le naufrage de la vieillesse, amplifié par un déficit d’imagination. Que j’aime cette image. La vieillesse, parfaitement synchro avec les autres phases de l’organisation de nos vies : minées par un déficit d’imagination.


Je me bats pour mon maintien à domicile depuis plusieurs années. Vous ne le savez peut-être pas, mais dans mon for intérieur,  j'ai aussi un rêve secret que je vous livre aujourd'hui.

Patrick dit qu'il veut mourir à 69 ans. Comme David Bowie. 


Il sort des statistiques que les femmes ont une espérance de vie en santé de 71,2 ans. Ma mère vient d'avoir 73. Toujours en bonne forme (Dieu merci !) Elle a dédié sa vie entière pour mon frère et moi. Elle a fait des sacrifices professionnels et financiers pour travailler comme couturière à la maison pour pouvoir être avec moi. Pour me voir grandir malgré mon sévère handicap. Quand je sortais le soir, très tard à l'adolescence, elle dormait sur le divan en attendant que je revienne aux petites heures du matin. 

Lorsque j'arrivais, je la regardais dormir. J'avais les yeux pleins d'eau, je la trouvais si belle et bonne pour me donner ma liberté. Parfois, je me demandais comment un jour je serais capable de lui redonner sa liberté à elle si on la lui enlevait. Je la réveillais lentement. Je chuchotais son nom pour la réveiller tout en douceur.

Elle me prenait dans ses bras, toute endormie, pour me coucher dans mon lit, même quand j'étais buzzé ou en état d'ébriété. Il était parfois deux ou trois heures du matin. Elle n'a jamais critiqué ou jugé mes expériences d'adolescent rebelle. Elle a toujours veillé au grain. Comme la bonne mère qu'elle est encore aujourd'hui.

Je rêve maintenant de moyens suffisants pour lui redonner tout l'amour qu'elle nous a donnés, mon frère et moi. Je rêve de lui offrir la qualité de vie que j'ai présentement. Je rêve d'amour, de patience et de compassion pour elle jusqu'à son dernier souffle. Je rêve de lui tenir la main et de la voir sourire.

Tu peux dormir tranquille. Je vais veiller sur toi, maman. Comme un bon fils reconnaissant. xxxxxxxxx 

Source : commons.wikimedia.org




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2015/07/19

Entrevue morphine : Mike Ward jase avec Alain Gaudet

J'ai récemment été hospitalisé suite à un mal de ventre. Sous l'effet de la morphine, j'ai imaginé Mike prendre quelques minutes pour avoir de mes nouvelles après les événements... On a alors pris un train ensemble.

Mike : Qu'est-ce t'as fait là câliss?
Alain : J'avais mal dans graine, pis ma pisse voulait pu sortir. Tsé l'expression avoir les yeux jaunes? Ben moi, j'avais le toupet jaune!
M : Tabarnak man comment ça s'est passé?
A : J'étais parti à Montréal avec mon chum Tardjien pour voir Imagine Dragons, avant même le début du show ma vessie a décidé qu'à me faisait chier. Elle a complètement bloqué.
M : Ouff!
A : On a pas eu le choix d'arrêter à l'hôpital à Le Gardeur pour ne pas exploser. Au lieu d'aller voir Imagine Dragons, j'ai été voir Imagine Cathéter!
M : Pis là comment ça qu'tu viens juste de revenir chez vous, une semaine et demie plus tard?
A : Ben suite à l'épisode du cathéter, j'ai eu de plus en plus de misère à pisser et ultimement une pierre a bloqué un de mes reins. Heureusement, j'avais des antibiotiques à la maison fak j'les ai commencés. Malheureusement, c'était pas assez fort donc j'ai été rencontrer Imagine Morphine à l'hôpital de Trois-Rivières. Bloc opératoire, anesthésie générale, soins intensifs, sortie à coup d'pied dans l'cul.
M : Ah ouin, t'as pris de la morphine! As-tu buzzé?
A : Mets-en! J'en ressens encore les effets. Là, je suis en sevrage fak j'ai l'air de Bob Geldof dans Pink Floyd The Wall. Ya des p'tits anges qui sont venus m'aider à l'urgence et j'm'en souviens même pu. S'tait du criss de bon stock!
M : As-tu cruisé les infirmières mon cochon?
A : J'ai dit à une nurse qui s'occupait de moi que j'engageais et qu'elle pouvait aller postuler sur mon site nepaslacher.com. Deux minutes après, une vieille préposée fripée est venue me voir en me disant  «Est-ce que c'est vous qui embauchez?» J'ai demandé une shot de morphine avant de répondre.
M : Pis la bouffe ça avait l'air de quoi ?
A : De la purée pour les chats! Ils prennent des moules en plastique qui ressemblent aux légumes et aux viandes pis y criss de la purée de ce produit là dedans, mais la morphine était tellement bonne que la tourtière et les atocas étaient dignes du Charbon à Québec!
M : Qu'est-ce que tu retiens de cet'épreuve là?
A : Lorsqu'on va à la guerre, on perd tout le temps des soldats au combat. J'ai plusieurs p'tits anges qui s'occupent de moi habituellement, mais en période de vacances c'est plutôt difficile côté ressources humaines. J'ai dû faire faire des heures supplémentaires à quelques-unes. Aujourd'hui, je paye par leur grande fatigue et leur risque d'abandon. J'ai aussi perdu beaucoup de force dans mes bras à cause de la médication.
M : As-tu peur?
A : Peur de souffrir. Il y a eu des complications à l'installation de la sonde qui pourraient laisser des séquelles à vie. J'irais même jusqu'à dire que ça pourrait compromettre mon maintien à domicile.
M : À quel niveau?
A : Si je dois porter une sonde urinaire pour le reste de ma vie, ça risque de compliquer le recrutement du personnel qui ne sont pas nécessairement familier avec ce type de condition et d'équipement. Le problème se situerait aussi au niveau des transferts du fauteuil, au lit, au bain... la patente peut facilement arracher si on ne fait pas attention. Vraiment freakant!
M : Qu'est-ce que tu vas faire?
A : Cette semaine j'ai rendez-vous pour enlever la sonde. Si tout se passe bien, la vie reprend son cours aussitôt. Si non, ça va coûter cher de morphine et d'antidépresseurs...
M : Et si ça ne se passe pas bien?
A : Avec mon hospitalisation, j'ai eu un avant goût de la vie qui m'attend en CHSLD. À brailler man! J'ose même pas y penser. Voir s'effondrer tout ce que j'ai bâti en un coup de vent. Imagine ma déception...
M : Aimes-tu encore la vie?
A : Je suis encore trop proche des évènements pour me prononcer, mais j'ai eu ma part de larmes et de découragement pour me rapprocher un pas de plus vers la cause du suicide assisté. J'suis fatigué Mike... Mais annule pas Ward le Magnifique 4 encore, j'garde l'espoir à bout d'bras.
M : Ton prochain move?
A : Reprendre des forces au plus criss! Les antibiotiques que j'ai pris m'ont démoli ainsi que la semaine au lit pré-opératoire et post-op. Je dois aussi partir en recrutement dès que possible. J'anticipe une fin d'été chaude au niveau des horaires. Je continue aussi d'avoir besoin des après-midis le temps que je me rétablisse complètement. Ma mère est d'un grand support pour ces moments.
M : As-tu besoin d'argent?
A : Ton show bénéfice ainsi que ma magie de noël ont été de grands succès encore cette année. J'ai réussi à dégager des surplus qui me permettent quelques semaines par année pour du 24h/24. Je ne m'inquiète pas du tout à court terme. Mais si mes besoins ne diminuent pas, va falloir qu'on se parle. J'aimerais aussi remercier les gens qui ont spontanément fait un don pour me supporter dans cette aventure. S'il y a du positif à voir dans tout ça, c'est l'absence de stress à ce niveau, ce qui me permet de mettre l'emphase sur ma guérison et sur la reconnaissance que j'ai envers mes p'tits anges.
M : Avant qu'on se fasse crisser en dehors du train, as-tu autre chose à dire?
A : Oui, j'ai la poche pleine! Veux-tu m'aider à m'vider?....t'inquiète, je parle de mon sac-à-pisse qui est sur le bord d'exploser!


Écriture: Alain avec l'aide des p'tits anges Joëlle et Caroline



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2015/01/27

Gouvernements, ne nous laissez pas mourir !

Dans mon dernier article, je vous démontrais l'importance de la participation de notre milieunaturel de vie (aidant naturel, famille et/ou nos propres intervenantshabituels) pour prendre soin de nous lorsque nous sommes hospitalisés. Les employés du réseau de la santé du Québec sont débordés et en manque d'effectifs pour être en mesure de bien prendre soin des personnes lourdement handicapées.

Lors de mon passage à l'urgence en avril 2013, je me suis fait « gronder » par le sosie musclé de Caillou en pleine nuit parce que je sonnais, car j'avais du mal. Comme si j'avais 4 ans et que je prenais plaisir à déranger ces travailleurs parfois maladroits ou incapables de suivre mes consignes pour qu'ils n'aient plus besoin de revenir à ma civière dure comme la pierre... Un autre jour, une infirmière refusait catégoriquement que j'utilise un lève patient pour faire mes besoins. « Ça donne trop d'ouvrage à nettoyer avant qu'il entre dans ta chambre et après que tu l'aies utilisé. » J'avais beau lui expliquer que la bassine me ferait mal au bas du dos, elle n'en avait rien à cirer. Bref, la collaboration avec le personnel en place n'est pas toujours chose facile. Ils sont parfois mal formés pour faire face à une clientèle handicapée aussi spécialisée.

Pour la prise des médicaments, température et autres gestes médicaux, les infirmières et inhalothérapeutes étaient présentes. Une visite éclair dans la chambre aux quatre heures. C'est tout ce que j'avais pour guérir avec notre système de santé. Heureusement, au travers tout ça, je pouvais compter sur mes employées régulières à domicile, mes p'tits anges. Elles me faisaient des pressions abdominales. Un truc que la vie m'a appris ces dernières années. Ça ressemble beaucoup à la manœuvre de Heimlich, mais en moins agressive. C'est une méthode de désobstruction des voies respiratoires que l'on apprend généralement lors des techniques de réanimation cardio-respiratoire (RCR). Couché sur le côté, la personne aidante place ses mains juste en dessous de la cage thoracique et avec une pression modérée sur le diaphragme, renforce le mouvement naturel de la toux. Si la personne enrouée se sent capable, l'augmentation de la pression sur le ventre facilite la sortie des sécrétions.

Après la toilette au lit: des pressions. Après le dîner et avant le souper: encore des pressions. En soirée, au lieu de la télé-réalité : toujours des pressions. L'instinct de survie j'imagine... Cette technique n'est pas sans solliciter l'effort constant des personnes qui s'affairent à faire sortir les dragons enfouis au fond de mes poumons. Mais avec leur complicité, j'ai pu réussir à expectorer plus facilement et ainsi me remettre sur pied plus rapidement. Je leur en serai toujours très reconnaissant. Merci encore les filles ! Vous êtes les meilleures !

Lorsqu'un aliment ou de la salive se faufile en hypocrite dans les voies respiratoires, un système de sécurité se met alors en branle. La toux commence. Au début, c'est une toux sèche, souvent inefficace. La pression émise par les poumons d'une personne handicapée n'est généralement pas suffisante pour expulser l'intrus. Après quelques minutes seulement, on peut sentir les sécrétions rouler dans la gorge. Habituellement, c'est suffisant pour faire bouger ce qu'il y a de coincé. Si ça ne fonctionne pas, il y a risque d'infection et ultimement, c'est la pneumonie d'aspiration. C'est souvent ce qui emporte les personnes handicapées qui ont de la difficulté à s'exprimer, ou qui ne comprennent pas ce qui se passe. Parfois, c'est la panique. Ils se sentent étouffés et ne savent pas quoi faire pour se soulager.

À force de vivre ces sentiments d'angoisse et d'impuissance, j'ai cherché des solutions. J'ai essayé différents équipements sur le marché médical pour en venir à cette méthode de pressions abdominales. Mais la clé de cette méthode restera toujours la présence humaine à proximité.

La chance que j'ai eue d'avoir mon propre personnel avec moi à l'hôpital m'a littéralement sauvé la vie. Lorsqu'on est atteint de plusieurs symptômes grippaux, il est conseillé de boire beaucoup d'eau. Au rythme où les infirmières et autres passaient me voir, il était presque impossible de m'approcher du deux litres de liquide à consommer quotidiennement pour éclaircir des sécrétions prisonnières de la cage thoracique.

Un bon après-midi, j'étais au lit, isolé dans ma chambre peu hospitalière. J'avais les yeux pleins d'eau en pensant à des amis que j'avais connus dans une résidence pour personnes handicapées. La majorité rencontrait souvent des difficultés respiratoires ou de pneumonie d'aspiration. J'étais déchiré entre l'espoir que je vivais de m'en sortir, versus la fatalité qui les a emportés. La majorité était atteint de paralysie cérébrale. La communication était quelque chose de très difficile pour eux. Ceux qui les côtoyaient sur une base régulière, arrivaient à les comprendre, mais pour un membre du personnel soignant de l'hôpital, c'était autre chose. Je m'imaginais la détresse respiratoire et l'incapacité d'exprimer clairement ses besoins. Ou encore pire, être à court d'idées pour se sortir de ce merdier. Se demandant qu'est-il en train de m'arriver ? Pourquoi personne ne m'aide ? Pourquoi ont-ils dit en catimini à ma famille qu'il ne me restait que quelques jours à vivre ? Pourquoi personne ne veut se battre avec moi ? Comment pourrais-je leur dire que je veux vivre et voir le soleil encore et encore ? Toutes ces questions sans réponse m'ont grandement attristé.

Photo : Joshua Zader

Si le gouvernement n'est pas capable de nous sauver la vie, de prendre en charge le rôle que la société lui a donné, s'il n'a pas de système précis et spécifique en place pour nous éloigner de la mort, qui le fera ? Et si ma technique de pression abdominale pouvait prolonger concrètement la vie d'une catégorie de personne ?

Article originalement publié dans le web magazine Handicap-Québec.




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2015/01/14

Quand le système nous laisse tomber

Premièrement, j'aimerais remercier Richard Guillemette de m'avoir invité à participer au web-magazine Handicap-Québec qui, espérons-le, saura toucher les personnes plus ou moins familières avec le quotidien des personnes handicapées physiquement. Richard et moi nous ne partageons pas toujours la même opinion idéologique et politique, mais je salue cette initiative bénévole de toutes parts, prouvant ainsi que l'on peut faire de belles et bonnes choses sans argent des gouvernements.

Comme premier article, j'aimerais vous partager mon dernier passage en centre hospitalier pour guérir une infection pulmonaire. Un événement qui m'a fait questionner sur les capacités du système de santé gouvernementale actuelle (nous sommes en 2012), à apporter les soins nécessaires et l'aide dont elle a besoin, à une personne physiquement handicapée. Est-ce que les hôpitaux laissent mourir les patients les plus vulnérables faute de ressources, ou est-ce une stratégie pour alléger le fardeau fiscal d'une population improductive ?

Est-ce que dans la façon dont je m'en suis sorti cette fois-ci, ne serait-il pas une façon d'envisager l'avenir, d'essayer d'augmenter le plus possible les chances d'un patient hospitalisé pour des difficultés respiratoires de s'en sortir ? De pouvoir contribuer à la société au meilleur de sa capacité ? De rester bien en vie, entouré des gens qu'il aime ? Évidemment, tout cela dans le respect du choix de la personne qui est atteinte. Si un individu a des difficultés personnelles lié à un son handicap ou à sa condition physique précaire, il est primordial que son choix de vie soit respecté. Choix de vie, incluant le choix de fin de vie.

À chaque fois où j'ai dû être hospitalisé ou alité pour des raisons de santé ces dernières années, j'ai toujours inclus activement mon cercle d'aidants naturel, mais aussi mon personnel à mon processus de guérison. Personnel que j'appelle si gentiment « mes p'tits anges ». De cette façon, je m'assure d'avoir des soins corporels donnés par des gens qui me connaissent et qui savent quelle partie de mon corps peut-être plus fragile ou vulnérable. Des gens disponibles puisque si ma condition physique était bonne, il se serait déplacé d'une façon ou d'une autre pour me venir en aide. De plus, aucune interruption salariale ne viendra chambarder le budget de ces précieux aidants qui travaillent bien souvent dans des conditions de pauvreté injustifiable.

C'est du personnel présent que nous avons besoin lorsque nous combattons la maladie. Sans vouloir juger les infirmières, les préposés et les inhalothérapeutes de ce monde, le temps alloué à chaque patient d'un département quelconque est nettement insuffisant lorsqu'il est question de manque d'autonomie. Au déjeuner, le personnel hospitalier nous réveille rapidement, ne nous donne pas suffisamment de temps pour mastiquer nos toasts froides. Dans mon cas, j'ai besoin de temps pour avaler sans risque de m'étouffer. C'est là que mon personnel angélique prend tout l'espace disponible. Nous avions suffisamment de temps pour bien déjeuner. Ensuite vient l'hygiène personnelle. Mon « staff » connaît les particularités de mon corps difforme, connaît la quantité de savon nécessaire pour réaliser un bain au lit.

En moyenne, un séjour à l'hôpital pour guérir une pneumonie ou une bronchite se situe entre 10 et 14 jours. Ma dernière visite à l'hôpital a duré 6 jours. J'estime avec fierté que les efforts et le temps supplémentaire que mes p'tits anges m'ont alloué m'a encore une fois sauvé la vie ! Que je suis tellement fier d'eux !

Parlant de bain. Je n'ai aucun souvenir durant les 15 dernières années (soit environ une cinquantaine de jours) d'avoir pris un bain lors d'une hospitalisation. La moyenne n'est pas forte comme vous pouvez le constater. Heureusement que les ministres de la Santé qui se sont succédé au fil des années affirment que notre système en est un parmi les plus efficaces. Si au moins nous avions une oreille attentive lorsqu'on exprime nos besoins. Ce serait beaucoup plus facile pour tout le monde.

Auparavant, c'était le personnel en place qui m'aidait. C'était évident qu'ils n'avaient pas le temps de respecter mon rythme. Pour m'aider à me retourner la nuit chez moi, j'ai un lève patient sur rail au plafond. C'est la clé de mon succès, le secret de la réussite de mon maintien à domicile. Il me permet de bouger un peu la nuit. Avec le nombre d'heures allouées par le CLSC (inutilement rebaptisé CSSS), il est impossible d'avoir une personne salariée de nuit qui veille au grain comme une Bonne Mère sur son nouveau-né. Alors, j'ai développé instinctivement ce truc suspendu au plafond qui me sert généralement pour mes transferts au fauteuil roulant, à la toilette, au bain... Il existe un autre modèle (celui qu'on retrouve généralement dans les hôpitaux). Comme une grue portative avec 4 roulettes.

Il y a une dizaine d'années, lors d'une hospitalisation pour une pneumonie, j'ai fait la demande d'un lève patient sur roues à l'infirmière en chef. Quel combat ce fut. Une infirmière en chef malheureuse, stressée et probablement très mal dans sa peau s'était mis dans la tête que je n'aurais pas le lève patient en question. Son argument premier était qu'il n'y en avait qu'un seul sur tout l'étage. J'avais beau lui dire que les gens dorment la nuit, que j'assumais le fait qu'un préposé ou une infirmière vienne le chercher à toute heure de la nuit, qu'il était impossible que je passe par-dessus les ridelles (barreaux du lit), que je ne risquais de m'infliger aucune blessure durant son utilisation, que l'appareil peut être fonctionnel même s'il est branché et utilisé en même temps... À court d'arguments valables, elle a donc contacté un administrateur qui est venu me voir et qui a immédiatement compris et accepté qu'il eût à faire à une personne consciente et capable de bon jugement. Par cette entente, nous évitions tous que je sonne frénétiquement toute la nuit pour me faire positionner les pieds, le bassin et les épaules confortablement, sans être médicamenté inutilement.


Dans mon prochain article, je vous raconte comment je me suis sorti vivant de mon passage en centre hospitalier. Comment mon personnel angélique a réussi encore une fois à me sauver la vie. Comment le système aurait à apprendre de cette expérience.  




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2014/12/12

RIP Yvan Tremblay, au nom du socialisme liberticide


Cet article est aussi publié dans le >> magazine du Mouvement Citoyen Handicap-Québec <<

Yvan Tremblay s'est récemment enlevé la vie (article ici). Je ne connaissais pas le type. Pourtant, j'ai l'impression de me voir au travers les lignes de cette triste histoire de désespoir extrême. Il vivait depuis bientôt 10 ans dans son appartement bien adapté à sa condition. Il était paralysé du cou aux pieds. Sa famille avait réussi à lui inventer des gadgets qui l'ont rapproché d'une certaine autonomie.

Depuis plusieurs mois, il était contraint de quitter son logement adapté du Domaine Vittie & Desjardins en Montérégie pour des raisons de sécurité incendie. Les administrateurs le voulaient coûte que coûte en CHSLD. Comme si ça allait lui sauver la vie...

Les normes de sécurité ayant été renforcées suite au tragique incendie de l'Îsle-Verte, le gouvernemaman se devait de brimer le droit d'une infime minorité, encore une fois. Dans la foulée de la tragédie de l'Îsle-Verte, j'avais écrit ce court texte en janvier 2014 (texte ici).



La société dans laquelle nous avons l'impression d'évoluer présentement, n'est en fait, qu'une pure et simple prise de contrôle total de tous les aspects de la vie ses citoyens. Aucune place pour la liberté, le choix, ni la responsabilité individuelle.

Avez-vous déjà été consulter le Code de construction, ce fameux Code national du bâtiment (CNB) ? C'est d'une complexité désarmante. Comme si la vie en société était un immense casse-tête et que l'Étata était en mesure de tout encadrer pour sauver des vies, à tout prix. Quelle naïveté, quel populisme...

Pour ceux qui vivent dans l'insécurité, si les centaines de lignes de texte du CNB et le travail des fonctionnaires déconnectés et des architectes rêveurs vous réconfortent, grand bien vous fasse. Pour ma part, je fais confiance en la vie, en mon autonomie. Je vis pleinement chaque journée comme si c'était la dernière page de ma biographie. Je ris et je m'ennuie, je pleure puis je souris. Je porte une grande attention à ma sécurité, je me protège du mieux que je peux selon mes connaissances et capacités. Je vis. Responsablement.

Dans une implication communautaire précédente, il y a plus de 15 ans, nous avions fait construire un bâtiment pour héberger 12 personnes lourdement handicapées. La loi obligeait déjà à installer des gicleurs partout dans l'immeuble. Plusieurs années plus tard, une personne qui siégeait toujours au conseil d'administration m'a informé que le système de gicleurs avait été débranché à cause de toutes les fuites d'eau qui avaient été mal colmatées au fil des années. Des problèmes d'infiltration d'eau et de moisissures avaient aussi été décelés. Vous imaginez le danger pour la santé ? Sans parler des contraintes de démolition et de reconstruction que ça pourrait impliquer ! Avec la philosophie du plus bas soumissionnaire, il ne faut pas rester surpris de ces résultats à moyen et à long terme.

Ultérieurement, un deuxième édifice de 12 logements pour handicapés a été construit dans mon quartier pour satisfaire les exigences du nouveau schéma de couverture de risques en sécurité incendie. Ces 12 appartements adaptés étaient préalablement regroupés aléatoirement dans un immeuble d'une centaine de logements sur cinq étages. Le coût pour l'installation de gicleurs dans ladite tour à logements en béton armé était colossal.

Ils ont donc organisé des rencontres pour affoler les résidents concernés (comme dans Activités Paranormales) pour ensuite les forcer à déménager contre leurs volontés dans un logement beaucoup plus petit, érigé d’une banale structure de bois, recouvert d’un grand toit plat et des murs intérieurs « en carton ». Comble de l'idiotie, cette nouvelle résidence a été exemptée de l'installation de gicleurs pour des raisons de superficie... Les décideurs ont dû s'imaginer qu'il est plus facile d'évacuer 12 personnes au rez-de-chaussée avec une seule intervenante la nuit, plutôt que 12 chevaliers dissipés sur plusieurs paliers dans un château de roc et de mortier...

Quelle belle façon de ghettoïser un groupe de personnes handicapées au fond d'un stationnement, tous au rez-de-chaussée, sur la bonne terre des vaches et à la merci des passants malintentionnés.

Dans toute cette histoire de détresse de Yvan, j'ai plutôt tendance à rendre responsables tous les fonctionnaires et décideurs qui lui ont sournoisement mis la corde au cou, au nom du socialisme liberticide.

Yvan, repose en paix. Nous allons poursuivre notre combat avec les armes que tu nous as laissé en héritage.



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2013/11/08

La Force Du Vouloir (capsules vidéos)

Voici mes fameuses capsules vidéos de La Force Du Vouloir.

12 capsules

1 rêve


Me battre jusqu'à mon dernier souffle pour mon maintien à domicile plutôt qu'en CHSLD...

o.ptitsanges.com/don

o.ptitsanges.com/magiedenoel



Lecture automatique de toutes les capsules.


Capsule #1 : Présentation
Capsule #2 : Les médias sociaux
Capsule #3 : Gestion du personnel
Capsule #4 : L'aventure Jaco
Capsule #5 : Mon quotidien
Capsule #6 : Mike Ward
Capsule #7 : Loisirs et passions
Capsule #8 : Techno Sweet Techno
Capsule #9 : Mes adaptations
Capsule #10 : Espoir !
Capsule #11 : Questions du public
Capsule #12 : Objectif futur




Pour faire un don: o.ptitsanges.com/don

2013/06/11

Don unique ou en abonnement: Faites TOUTE la différence!

Je suis Alain Gaudet, je vis seul en appartement avec mon courage, mon fauteuil «rouillant» et un type de dystrophie musculaire, l'amyotrophie spinale type III, Kugelberg-Welander depuis ma naissance.

Donnez directement ici : paypal.me/nepaslacher

Pour pallier à mes incapacités reliées à mon maintien à domicile, j'embauche du personnel que j'appelle gentiment : mes p'tits anges ! Le budget gouvernemental étant insuffisant, je dois trouver par mes propres moyens, les fonds nécessaire pour me permettre de recruter des gens. Parfois pour 1, 2 ou 3 heures par semaine (ce qui a pour effet de créer un grand roulement de personnel.) Dans un contexte où il est déjà difficile de garder ses employés, je veux tout mettre en oeuvre pour avoir le privilège de travailler avec eux le plus longtemps possible.

En complément de «La #MagieDeNoël» et du spectacle bénéfice «Mike Ward le Magnifique», plusieurs personnes m'ont proposé de faire un bouton PayPal pour des dons en abonnement sur mon blog pour m'aider à amasser des fonds pour payer les soins que le gouvernement ne défraye pas. Du parrainage ! C'est une excellente idée !

Dorénavant, plus besoin de vous préoccuper de votre contribution à ma cause. Elle peux facilement être récurrente et ainsi m'assurer une sécurité d'esprit pour demeurer dans mon appartement adapté à mes besoins le plus longtemps possible.

De façon mensuelle ou annuelle, votre don pourra être renouvelé automatiquement. Évidemment, vous avez le choix de faire un don mensuel ou annuel, mais aussi un don unique (sans récurrence).

Je vous propose de faire des dons à la hauteur de votre capacité pour me permettre de me payer des soins à domicile de qualité.

NOUVEAUTÉ! Soyez mon Patron en vous inscrivant aux dons mensuels!




Voyez cette incursion dans mon quotidien. Votre don servira réellement à améliorer ma vie. En toute simplicité.


Le salaire de mes employées étant de 12$/l'heure, vous pouvez contribuer généreusement à mon maintien à domicile pour une demi-heure jusqu'à 20 heures par mois.

Pour faire un don unique (non récurrents) vous pouvez toujours cliquer ce lien www.paypal.me/nepaslacher, ou le bouton ci-dessous.


Don d'heures service pour mon maintien à domicile.


Nombre d'heures/mois



Si vous préférez faire un don sur une base annuelle, vous pouvez participer concrètement à mon maintien à domicile pour une heure par année jusqu'à 100 heures si vous le voulez !



Nombre d'heures/an



À tout moment, si vous choisissez d'arrêter vos dons récurrents, vous pouvez annuler votre abonnement en cliquant le bouton ci-dessous.



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Vous pouvez maintenant faire
un don via Interac à l'adresse :
interacdon@ptitsanges.com



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Les horaires des p'titsanges sont gérés par Agendrix 
Je reçois 50$ pour chaque nouveau compte qui active un plan Communication. Contactez-les!

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Via AIR MILES : 88001653456


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                 J'accepte aussi les dons via Bitcoin: 1PQjYZQu442KEyzvWXR46br87V1mWRCzDT






Si vous préférez ne pas être remercié publiquement, veuillez m'en informer avec votre don.

Pour toute question au sujet de mon maintien à domicile ou au sujet des dons, vous pouvez me rejoindre par e-mail (info [à] ptitsanges [.] com) sur la boîte vocale au 819-801-2711.

Noter qu'il m'est impossible d'émettre des reçus pour dons de charité.

Je vous remercie sincèrement pour vos dons. Vous pouvez aussi partager cette page avec tous vos contacts.

Suivez moi sur Facebook : Nepaslâcher 

2013/02/20

Mike Ward le Magnifique (Spectacle-Bénéfice)


Billets disponible sur le réseau Ovation.qc.ca ou à la billetterie par téléphone au 819-380-9797
Sans frais 1 866 416-9797



Il n'y a rien de plaisant ou de facile à vivre avec un handicap. Malgré tous les efforts faits par le gouvernement pour nous faciliter la vie, d'immenses lacunes persistent encore. Fauteuil roulant et autres appareils d'aide à la mobilisation, programmes de maintien à domicile, adaptation de domicile… Tout y est. 

En théorie, tout fonctionne sur des roulettes… Mais la réalité est autre.

Peu de temps avant mon 40e anniversaire de naissance, ma maladie a évolué à un point tel que je dois maintenant dormir avec un appareil respiratoire (un BiPaP). Mon amyotrophie spinale me prive maintenant de la capacité de m'alimenter seul, ce qui met mon maintien à domicile en danger et il est hors de question que j'aille finir mes jours dans un CHSLD, avec les services et les sévices que l'on entend encore trop souvent. 

L'aide gouvernementale étant à sa limite, j'ai choisi de me battre et de me prendre en main pour amasser de l'argent pour payer le temps supplémentaire de mes employées.

C'est alors que mon ami Mike Ward m'a proposé d'organiser un spectacle bénéfice pour amasser des fonds pour me permettre de vivre le plus longtemps possible dans mon appartement bien adapté. Quelle chance pour moi ! Mike a invité plusieurs de ses amis humoristes à venir vous faire rire et vous faire passer une soirée que vous n'oublierez jamais !



Invités sur le show: 
François Morency
François Massicotte
Stéphane Fallu
Guy Bernier
Cathleen Rouleau
Jérémy Demay
La Troupe de danse Samba Québec
Les Nanas Coustiques
Sébastien Bourgault
et d'autres invités surprises!!



En plus y'a Mike Ward qui anime et qui fait un nouveau 20 minutes de jokes louches... lol

Voulez-vous aller à Orlando gratuitement en vendant des billets du spectacle ? Avion et condo fourni ? Voici votre chance !


Vous voulez aider à promouvoir mon spectacle bénéfice dans votre entourage ?

Téléchargez le dépliant et l'affiche, (click droit, enregistrer sous...) imprimez-les et allez les distribuer dans votre quartier, au dépanneur du coin, à votre épicerie (avec l'autorisation des responsables) !





Billets disponible sur le réseau Ovation.qc.ca ou à la billetterie par téléphone au 819-380-9797
Sans frais 1 866 416-9797


Mesdames et Messieurs, s'il vous plaît, veuillez #Nepaslâcher  
-Alain Gaudet alias Al Rider


Je vous invite à aimer ma page facebook.com/Nepaslacher pour partager mes espoirs, mes rêves et ma réalité.




Vous ne pouvez être présent au spectacle bénéfice Mike Ward le Magnifique à la Salle J.-A. Thompson le 22 avril 2013 et vous désirez tout de même contribuer au succès de cet événement unique?  Tous les dons reçus sur Paypaldon@ptitsanges.com serviront à défrailler les coûts de location de salle et frais inhérents à la production du spectacle et ce, jusqu'au 30 avril 2013.



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2012/12/07

2012/11/30

Martin Arcand, profession: héros de mon quotidien


Je suis enchanté par ton travail de modification de la télécommande de mon lève-patient Martin. J'ai retrouvé mes ailes ! C'est génial. J'ai renoué avec le confort et depuis, le matin je suis moins ankylosé parce que je peux me bouger plus facilement à tout moment de la nuit. Trop fort mon ami. Merci infiniment !
Pour mettre les gens en contexte, depuis ma perte d'autonomie récente, j'avais perdu la capacité de me bouger un peu dans mon lit la nuit tout seul. Avec mon lève-patient j'ai développé une technique qui est littéralement la clé de mon succès pour mon maintien à domicile depuis le jour un. Actuellement, aucun programme social québécois ne permet d'embaucher du personnel la nuit pour nous permettre de nous mobiliser en cas d'inconfort. On peut se rappeler de mon article 500 pour réaliser l'ampleur du risque que comporte le choix de vivre seul un appartement étant lourdement handicapé.

Lève-patient sur rail. Photo à titre d'exemple seulement.
Habituellement on accroche la toile de transfert des 2 côtés du trapèze qui est rattachée au moteur au plafond pour nous soulever pour nous transporter lentement du lit à la toilette, au bain, au fauteuil roulant... Nous sommes suspendus dans les airs et avec la télécommande, nous voyageons plusieurs mètres par jour avec ou sans l'aide de la personne présente.


Pour arriver à mes fins, j'ai confectionné une toile spécialement modifiée avec des sangles pour l'accrocher au lève-patient mais d'un seul côté. Les gens du domaine de la santé qui voient ma technique se demandent toujours pourquoi je n'accroche pas les 2 côtés. Je leur réponds alors que si les 2 côtés étaient attachés au trapèze, mon bassin serait soulevé verticalement. D'un seul côté, le bassin tourne naturellement pour enlever la pression sur les fesses et améliorer la circulation sanguine.

Rester immobile une nuit entière dans son lit peut entraîner de sérieuses complications et créer des plaies de lit. Je suis très chanceux de toujours avoir eu de bons tissus jusqu'à maintenant, car je n'ai jamais été affecté par cette grave situation qui afflige principalement les gens en CHSLD. Vous comprenez peut-être encore mieux pourquoi les personnes lourdement handicapées font des pieds et des mains pour ne pas finir leurs jours dans les entrepôts morbides.

Mon combat ne cessera jamais. Mais avec des soldats comme Martin à mes côtés, je suis assuré de gagner toutes mes batailles, même celles que l'on croyaient perdues d'avance.

Si vous avez besoin d'un excellent technicien en électronique et informatique, contactez-moi et il me fera plaisir de vous mettre en lien avec Martin.

À noter qu'au moment où j'écris ces lignes, je suis toujours en liste d'attente (depuis plus de 3 semaines) pour une réouverture de dossier pour évaluer mes nouveaux besoins et ensuite entreprendre des démarches de modification de télécommande de lève-patient.




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2012/04/18

2012/04/15

Infection à domicile

En décembre et en janvier dernier, j'avais réussi à soigner les 2 premières infections des voies respiratoires sans avoir besoin d'aller à l'hôpital (et m'exposer à tous les bactéries imaginables). J'avais suffisamment de fonds avec la campagne de la #magiedenoel et le fonds de roulement d'entretien de Jaco pour payer le temps supplémentaire à mon personnel aidant. Au-delà de 800 $ ont été nécessaires pour 20 jours d'infections respiratoires en plus du budget gouvernemental alloué par semaine.

Le vendredi 6 avril 2012, une 3e infection des voies respiratoires est apparue. J'étais désespérée. Vide d'énergie. Je sentais que je devais aller chercher de l'aide à l'hôpital malgré que le personnel en place n'ait aucune idée de la façon de s'y prendre pour me venir en aide. Mes p'titsanges se sont relayés jour, soir et nuit pour me tourner, me donner des traitements pour m'aider à tousser, me faire boire et me faire manger à toute heure du jour. Étant complètement dépendant de l'aide d'autrui pour survivre, je devais prendre en considération le fait qu'elles avaient déjà leur semaine dans le corps. Elles étaient proches de l'épuisement. Certains malades, d'autres en fin une session universitaire, mon choix était restreint d'autant plus que ma mère est tombée malade en même temps que moi me privant ainsi de son aide si précieux.

Sorti de l'hôpital le 14 avril, avec des coûts de 1072 $ pour une semaine de maintien à domicile et d'aide à l'hôpital sur un budget gouvernemental de 517 $. Me restait à trouver: 555,50 $. Chose faite. Merci à ceux qui ont déjà contribué. Mais le combat n'est pas terminé encore.

Ça continue encore cette semaine.  Le personnel en place sera sollicité encore une fois jusqu'à la disparition des symptômes grippaux. Au besoin je devrais peut-être embaucher pour pouvoir faire reposer les précieux anges à qui je dois la vie.

La qualité de vie n'a pas de prix. Merci à ceux qui peuvent m'encourager : paypaldon @ ptitsanges.com




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2012/03/22

Après toutes ces manifestations...

Après toutes ces manifestations,
je vous propose de suivre @Groupon,
et de trouver la force d'accepter,
les choses que vous ne pouvez changer.

Si j'étais descendu dans les rues,
à chaque obstacle impromptu,
je n'aurais pas eu assez de temps,
pour créer et me sortir de chaque guet-apens.

La jeunesse est vive et allumée,
d'autres solutions ils vont trouver,
enjoué et plein de ténacité,
ce mauvais rêve ne sera plus que chose du passé.

Un peu comme les hippies,
qui voulaient refaire un monde moins gris,
une fois sur le marché du travail,
leur priorité chargera de gouvernail.

Au moins ils auront ce souvenir,
d'avoir combattu l'empire,
et comme dans le temps des rois,
cette élite du droit n'écoute pas.

Des changements dans la société s'imposent,
premièrement s'occuper des personnes aînées,
presque tous abandonnés dans leurs foyers,
pour qui la vie n'est vraiment pas rose.

J'ai bien hâte de voir bloquer des ponts,
pour qu'enfin leur nourriture goûte bon,
pour qu'ils aient du bon personnel,
en quantité industrielle plutôt qu'institutionnelle.

À voir comment on traite nos vieux,
si j'étais étudiant j'aurais peur en peu,
le problème n'est pas au présent,
mais quand ils auront 70 ans.

Mais j'avoue que c'est vendeurs,
des matraques et des jeunes filles en pleurs,
tout pour crisser le bordel,
pour mousser la crise générationnelle.

Tant qu'ils pourront vendre de la publicité,
et des forêts entières de papier,
l'huile sur le feu ils vont verser,
tout pour tenir la population terrassée...





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2012/03/02

La hausse des frais de scolarité est inévitable.

La hausse des frais de scolarité est inévitable. Par contre, le programme des prêts et bourses devrait être majoré et les bénéficiaires mieux ciblés. On a vu par le passé des étudiants rembourser leurs prêts en entier le jour de la date limite du début du taux d'intérêt. On s'entend que certains ont des prêts sans vraiment en avoir besoin. Une grande lacune qui s'apparente drôlement à de l'injustice.

Je vois l'éducation comme un investissement dans son avenir. Plus d'efforts on y met, plus les chances de réussite sont grandes.

Au fil des ans j'ai embauché beaucoup d'étudiants. Des gens courageux et forts qui avaient parfois 2 ou 3 autres emplois pour boucler les 2 bouts. Avec le recul, je revois ces mêmes diplômés fiers de leur parcours, le coeur rempli d'expériences qui les ont fait grandir. Ils ont bûché fort et ont prit leur rôle de citoyen à coeur puisqu'ils savent maintenant la valeur de l'argent, chose que l'on apprend pas sur les bancs d'école.

Un quelque part, j'envie cette manifestation de mécontentement d'une partie de la population. J'aimerais pouvoir mobiliser toutes les personnes isolées, laissées à soi-même dans les CHSLD, dans les résidences d'accueil, dans leur appartement qui ne convient pas à leurs besoins, les personnes victimes de syndicaleux sans coeur, les personnes qui mangent de la nourriture fade tous les jours, les personnes âgées qui se font exploiter par leurs enfants trop lâches pour aller travailler... Nous aussi on en aurait long à dire au gouvernement. Mais nous, on ne paie pas (ou presque) d'impôts, et on n'est pas une clientèle «sexy» qui peut faire gagner une élection.

J'aimerais aussi mobiliser tous les parents qui courent à gauche et à droite quotidiennement pour que les enfants ne manquent de rien, ceux qui n'ont pas le temps de perdre une journée de salaire pour interpeller le trottoir du ministre de sa région pour qu'on diminue l'appareil étatique, que l'on cesse de prendre ses économies impunément pour les redistribuer à ceux qui font moins d'efforts.

Profitez-en chers étudiants, parce qu'après votre diplomation, vous verrez que la solidarité prend toute une débarque et que la vraie vie ne se gère pas avec de vulgaires pancartes.

Source: Ygreck 




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2011/03/29

À l'hôpital, j'irai quand je serai inconscient...

Depuis la parution du reportage de Patrick Lagacé, ma vie a totalement chaviré. Un tsunami de sympathie, d'encouragement et de compassion. J'ai vu passer un commentaire qui disait : « Comment tu te sens avec toutes ces belles choses qui se passent dans ta vie ? » J'ai répondu spontanément que je n'avais pas hâte de redescendre sur terre, que généralement, l'équilibre nous ramène parfois brusquement sur l'asphalte de la réalité.

Le lundi suivant, j'avais finalement eu mon rendez-vous à l'hôpital (CHRTR) pour une scintigraphie osseuse pour un pied enflé anormalement depuis l'été 2010. Mon médecin à domicile n'a aucun asti d'idée pourquoi mon pied gauche ne cesse d'enfler. Au début elle croyait que c'était une phlébite. De toute urgence elle m'envoie un formulaire pour un rendez-vous prioritaire dans les 24 heures. Sa secrétaire n'avait pas inscrit mon numéro d'appartement sur l'enveloppe... Vous voyez le genre ? Bravo championne...

Pour la scintigraphie, après plus de 5 mois d'attente, la téléphoniste m'avait dit que je devais venir pour une injection en avant-midi (d'une durée de 15 minutes qu'elle disait) puis revenir en après-midi, 4 heures plus tard pour un examen plus complet couché dans un gros appareil. J'apporte toujours avec moi mon personnel quand vient le temps de transférer pour assister les infirmières qui ne connaissent rien à rien de ma condition. Je n'ai aucun budget d'accompagnement pour les sorties à l'hôpital. Pour la visite courte en avant-midi, j'avais demandé à ma mère de m'accompagner étant donné que je n'avais pas besoin (supposément) d'être transféré. J'essaye le plus possible de ne pas demander à ma mère de forcer après mon fauteuil puisqu'il y a de multiples équipements qu'elle n'a jamais connus depuis toutes ces années. Rendu au rendez-vous, la technicienne en laboratoire m'informe que je vais être transporté sur une civière pour l'injection. J'argumente avec elle que ce n'était pas convenu, mais entre vous et moi, elle n'en avait rien à foutre. Un banal transfert y a pas de quoi fouetter un chat.

Le préposé de l'hôpital est alors arrivé avec un lève-patient sur roues avec la technicienne en laboratoire. Ma mère a laissé sa place pour laisser « les professionnels » faire leur travail. Ils n'avaient tous les 2 aucune idée comment me libérer de mon fauteuil. C'est vraiment quelque chose de compliqué et c'est pour ça que je voulais faire revenir mon employée au départ. La technicienne s'est alors penchée pour placer la toile de transfert (qui est en permanence sous moi). Pendant que le préposé était incapable d'ouvrir le côté du fauteuil, la technicienne a pris ma jambe droite et l'a étiré frénétiquement sans rien me demander au préalable. J'ai 38 ans. Je n'ai jamais été debout de toute ma vie. Mes jambes ont la position « de chaise » depuis toujours. Le craquement de mon genou a défié le talent et les capacités de toutes les physiothérapeutes réunies dans mon long parcours du réseau de santé depuis la fin des années 70. Les yeux pleins d'eau, je leur ai annoncé qu'il n'y aurait pas de transfert cet après-midi-là, et qu'ils devraient me redonner un autre rendez-vous.

Sur le coup de l'adrénaline, je sentais très peu la douleur, mais je savais pertinemment que cette drogue naturelle allait bientôt se dissiper et laisser place à l'enflure et à des moments de terreur...

Arrivé à la maison, j'ai donc sauté sur ma boîte d'antidouleurs. 2 comprimés derrière la cravate et on attend avec impatience l'heure du coucher. J'avais pris la peine de contacter une 2e employée pour assister la régulière dans son quart de travail. Avant de me coucher, 2 autres comprimés pour m'aider à passer la nuit. Nuit qui fut relativement calme contrairement à ce dont je m'attendais. Le travail de mes 2 p'titsanges était impeccable et je les en félicite !

Le lendemain matin, j'avais dû contacter une remplaçante puisque la régulière du matin était grippée. Dans ces conditions, je demande toujours à mon personnel de rester loin de moi pour me protéger. Pendant le déjeuner, 2 autres comprimés d'antidouleurs. Outch ! Je suis resté au lit toute la journée avec des nausées et des brûlements d'estomac... La 2e marche vers l'enfer venait d'être franchise.

Par la suite, le travail de préparer l'horaire pour les employés continuait. Les remplacements, des quarts de travail supplémentaire, en plein coeur d'après-midi, au beau milieu de la nuit. De la gestion des personnels extrêmes dans des conditions de vie atroce. Le montant accumulé pendant la Magie de Noël qui n'avait pas encore été distribué, me sera d'une aide précieuse lorsque viendra le temps de payer tout le temps supplémentaire que le CLSC n'acceptera jamais de défrayer. Merci encore à tous mes généreux donateurs !

En milieu de semaine, j'ai repris place dans mon fauteuil rouillant pendant la journée. Mauvaise idée. Tôt en après-midi le genou faisait des siennes. Tout le monde était en classe ou au travail ou pas encore formé pour me porter assistance à pied levé. Un dilemme s'imposait : rester couché pour guérir le genou (dans l'incapacité de manger et digérer convenablement) ou rester assis pour favoriser la digestion (avec pour effet de fatiguer mon genou rapidement). Solliciter mon staff au maximum entraînant des dépassements de coûts majeurs qui ne seront jamais budgétés dans cette belle province tellement généreuse... Ou épuiser ma mère qui a déjà ses problèmes de santé ? Beaucoup de questions et trop peu de réponses.

Le lendemain de l'incident, j'ai appelé la secrétaire de mon médecin à domicile. Elle a dit que le médecin venait de passer et qu'elle allait lui demander de me rappeler, mais en vain. Jeudi, je relance l'appel malgré que je sais que mon médecin traitant est disponible seulement le lundi et une demi-journée le mardi. Le reste du temps, c'est un médecin de garde qui prend la relève. Elle me dit qu'une infirmière viendra me visiter vendredi. Enfin du positif !

Le lendemain avant-midi, ma p'titange était en train de me transférer péniblement avec la jambe immobilisée dans ses mains. L'intercomme s'agite. Je la regarde en lui faisant signe que non. Nous ne pouvons faire demi-tour et elle n'aura pas le temps d'aller répondre à temps. Je change d'avis aussitôt puis retourne au lit en me disant que la personne allait rappeler ou directement monter pour frapper à ma porte et vérifier si je suis conscient ou non ! Eh bien non ! Pas de son, pas d'image... Le week-end, je vous confirme que les infirmières du maintien à domicile à Trois-Rivières ne travaillent pas.

Lundi, je demande calmement à ma mère de signaler le numéro de la secrétaire du maintien à domicile pour lui demander ce qui s'était passé. Elle m'a mis en attente en n’appuyant pas sur le bon bouton. J'ai alors entendu une infirmière âgée dire que je n'étais pas là vendredi. Quand la secrétaire est revenue au téléphone je lui ai dit que c'était une défaite vraiment bidon et que si j'avais été sans aide durant tout le week-end, j'aurais pu y laisser ma vie. Elle est retournée discuter avec la vieille infirmière solidaire avec son équipe en ne voulant pas avouer que la personne en question avait eu tort de ne pas ; 1) appeler une 2e fois, 2) monter vérifier à la porte de mon appartement, 3) être revenu dans l'après-midi, 4) avoir laissé un message à la secrétaire qu'elle n'avait pu m'ausculter. C'est pathétique de voir que personne ne sera mis en cause dans cette histoire. J'envisage sincèrement porter plainte quand je serai de retour « sur pied »...


Finalement, une infirmière est venue lundi en fin d'après-midi. Elle m'a dit que le médecin passerait mardi. Personne encore. J'ai rappelé la fameuse secrétaire. Elle me demande si j'ai toujours de la douleur. « Tabarnak de bonne question ma grande... » me dis-je intérieurement. Je réponds par la positive avec tout le calme que je n'ai pas l'habitude d'avoir. Elle me dit qu'elle va contacter mon médecin puis me rappeler par la suite. Au moment d'écrire ces lignes, j'attends encore.

Il est hors de question que j'arrive à l'urgence (probablement avec une priorité 75) pour attendre 14 heures pour me faire prescrire un antidouleur que j'ai déjà en main. À l'hôpital, le personnel ne sera pas tendre dans leur mouvement avec ma jambe sur leurs civières de béton armé. À l'hôpital, les bactéries de toutes sortes risquent de me rejoindre comme elles ont rejoint beaucoup de mes amis handicapés ou âgés. À l'hôpital, au moment de mon congé, ils n'auront rien à foutre que je revienne à la maison à pied ou en calèche. À l'hôpital, j'irai quand je serai inconscient, saignant, agonisant ou payé cher pour y aller...




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2011/03/19

Entrevue : Patrick Lagacé rencontre JACO (La Presse & Le Nouvelliste)

Dans les éditions du quotidien Le Nouvelliste et La Pressedu samedi 19 mars 2011, Patrick Lagacé décrit son moment passé avec moi et une partie de l'équipe de Kinova (fabricant de JACO).

À noter que Kinova m'ont gracieusement prêté ce JACO
démonstrateur pour les besoins de la photo.
Mon bras devrait arriver dans les semaines à venir!

Pour voir l'article du Nouvelliste, c'est ici !

Pour voir l'article de La Presse (la photo en moins), c'est ici.




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2011/03/08

Quand Cindy (Rivard) s'en mêle... ;)

Pour ajouter du vent au tourbillon des derniers jours, mon ami Cindy Rivard a écrit un article très touchant sur le blog de infodimanche.com, que je vous invite à lire et à partager avec TOUS vos contacts !

Cindy est la première qui a concrétisé sa confiance en moi sur les réseaux sociaux. C'est elle qui m'a donné la brillante idée de faire la Magie de Noël pour ramasser des cadeaux pour mon personnel angélique !

Merci beaucoup Cindy pour tout le positif que tu m'apportes !!!


Changer VOTRE monde ou celui d’un autre
par Cindy Rivard

La semaine dernière, je lisais dans le magazine l’Actualité (oui, oui, la version papier) un intéressant article sur l’humoriste Yvon Deschamps. Cependant,  j’ai sursauté quand j’ai lu ces mots :  » Les jeunes, regroupés par les médias sociaux, s’enflamment pour des enjeux planétaires, tel l’environnement, mais négligent les questions nationales. » (L’Actualité, Yvon Deschamps n’avait pas tout dit!, 1 mars 2011)

Pour moi, c’est l’illustration d’une incompréhension de la portée réelle des médias sociaux.

Toutefois, M. Deschamps a raison sur un point; c’est facile de s’enflammer pour des enjeux derrière son écran d’ordinateur. Mais quand vient le temps de passer à l’action dans la vraie vie, il y a moins de monde pour dire « présent ».

Que ce soit sur les plans international, national ou individuel, est-ce que notre présence sur les médias sociaux et les actions qui en découlent ont une réelle portée? Est-ce que ça fait une différence dans la vie de quelqu’un?

La réponse est OUI.

Prenez l’histoire d’Alain Gaudet. Il a changé son propre monde par sa présence efficace sur les médias sociaux. Aurait-il pu modifier son monde seul? Non. Son réseau a changé sa vie. Chaque personne, individuellement, a contribué à remodeler le monde d’Alain, mais c’est la force du nombre, la collectivité, qui a vraiment fait une différence.

Lisez la suite de l'article par ici.



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Ma définition d'un p'tit ange:

Personne unique doté d'un sens de l'altruisme développé, de l'honnêteté et du respect de soi depuis plusieurs années. N'est pas p'tit ange qui veut. Les candidatures peuvent défiler sans avoir nécessairement l'esprit du p'tit ange. Cette philosophie n'est pas uniquement de donner du temps et de l'aide instantanément à quelqu'un qui a besoin, mais plutôt une manière de participer activement, un certain temps, au mieux-être d'une personne.

P'tits anges bénévoles recherchés!

Je suis aussi à la recherche de p'tits anges bénévoles pour faire ses exercices physiques une fois par semaine, aller au cinéma et au restaurant, faire la lecture, écrire ma vie, jouer au poker... benevole [à] ptitsanges.com !