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2016/01/20

Lagacé veut mourir à 69 ans

Lagacé a bien écrit encore ce matin. Allez lire son article sur La Presse+. En voici quelques extraits :

Ma mère n’aura jamais su ce que c’est de n’avoir qu’un seul bain par semaine, dans son CHSLD. Mon père ne vivra jamais l’embarras de me cacher qu’il aurait bien besoin de couches, malgré les odeurs difficiles à expliquer…
Et je ne les verrai jamais dépérir.

[...]
Constat numéro un : la gériatrie est un des parents pauvres de la médecine, ce qui est une mauvaise idée quand un pays produit des vieux à la pelle.
Constat numéro deux : les résidences pour vieux sont parfaitement adaptées aux besoins de tout le monde – les administrateurs, les infirmières, les enfants des résidants, le système qui les finance – … sauf des vieux eux-mêmes.

[...]
Le naufrage de la vieillesse, amplifié par un déficit d’imagination. Que j’aime cette image. La vieillesse, parfaitement synchro avec les autres phases de l’organisation de nos vies : minées par un déficit d’imagination.


Je me bats pour mon maintien à domicile depuis plusieurs années. Vous ne le savez peut-être pas, mais dans mon for intérieur,  j'ai aussi un rêve secret que je vous livre aujourd'hui.

Patrick dit qu'il veut mourir à 69 ans. Comme David Bowie. 


Il sort des statistiques que les femmes ont une espérance de vie en santé de 71,2 ans. Ma mère vient d'avoir 73. Toujours en bonne forme (Dieu merci !) Elle a dédié sa vie entière pour mon frère et moi. Elle a fait des sacrifices professionnels et financiers pour travailler comme couturière à la maison pour pouvoir être avec moi. Pour me voir grandir malgré mon sévère handicap. Quand je sortais le soir, très tard à l'adolescence, elle dormait sur le divan en attendant que je revienne aux petites heures du matin. 

Lorsque j'arrivais, je la regardais dormir. J'avais les yeux pleins d'eau, je la trouvais si belle et bonne pour me donner ma liberté. Parfois, je me demandais comment un jour je serais capable de lui redonner sa liberté à elle si on la lui enlevait. Je la réveillais lentement. Je chuchotais son nom pour la réveiller tout en douceur.

Elle me prenait dans ses bras, toute endormie, pour me coucher dans mon lit, même quand j'étais buzzé ou en état d'ébriété. Il était parfois deux ou trois heures du matin. Elle n'a jamais critiqué ou jugé mes expériences d'adolescent rebelle. Elle a toujours veillé au grain. Comme la bonne mère qu'elle est encore aujourd'hui.

Je rêve maintenant de moyens suffisants pour lui redonner tout l'amour qu'elle nous a donnés, mon frère et moi. Je rêve de lui offrir la qualité de vie que j'ai présentement. Je rêve d'amour, de patience et de compassion pour elle jusqu'à son dernier souffle. Je rêve de lui tenir la main et de la voir sourire.

Tu peux dormir tranquille. Je vais veiller sur toi, maman. Comme un bon fils reconnaissant. xxxxxxxxx 

Source : commons.wikimedia.org




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2015/07/19

Entrevue morphine : Mike Ward jase avec Alain Gaudet

J'ai récemment été hospitalisé suite à un mal de ventre. Sous l'effet de la morphine, j'ai imaginé Mike prendre quelques minutes pour avoir de mes nouvelles après les événements... On a alors pris un train ensemble.

Mike : Qu'est-ce t'as fait là câliss?
Alain : J'avais mal dans graine, pis ma pisse voulait pu sortir. Tsé l'expression avoir les yeux jaunes? Ben moi, j'avais le toupet jaune!
M : Tabarnak man comment ça s'est passé?
A : J'étais parti à Montréal avec mon chum Tardjien pour voir Imagine Dragons, avant même le début du show ma vessie a décidé qu'à me faisait chier. Elle a complètement bloqué.
M : Ouff!
A : On a pas eu le choix d'arrêter à l'hôpital à Le Gardeur pour ne pas exploser. Au lieu d'aller voir Imagine Dragons, j'ai été voir Imagine Cathéter!
M : Pis là comment ça qu'tu viens juste de revenir chez vous, une semaine et demie plus tard?
A : Ben suite à l'épisode du cathéter, j'ai eu de plus en plus de misère à pisser et ultimement une pierre a bloqué un de mes reins. Heureusement, j'avais des antibiotiques à la maison fak j'les ai commencés. Malheureusement, c'était pas assez fort donc j'ai été rencontrer Imagine Morphine à l'hôpital de Trois-Rivières. Bloc opératoire, anesthésie générale, soins intensifs, sortie à coup d'pied dans l'cul.
M : Ah ouin, t'as pris de la morphine! As-tu buzzé?
A : Mets-en! J'en ressens encore les effets. Là, je suis en sevrage fak j'ai l'air de Bob Geldof dans Pink Floyd The Wall. Ya des p'tits anges qui sont venus m'aider à l'urgence et j'm'en souviens même pu. S'tait du criss de bon stock!
M : As-tu cruisé les infirmières mon cochon?
A : J'ai dit à une nurse qui s'occupait de moi que j'engageais et qu'elle pouvait aller postuler sur mon site nepaslacher.com. Deux minutes après, une vieille préposée fripée est venue me voir en me disant  «Est-ce que c'est vous qui embauchez?» J'ai demandé une shot de morphine avant de répondre.
M : Pis la bouffe ça avait l'air de quoi ?
A : De la purée pour les chats! Ils prennent des moules en plastique qui ressemblent aux légumes et aux viandes pis y criss de la purée de ce produit là dedans, mais la morphine était tellement bonne que la tourtière et les atocas étaient dignes du Charbon à Québec!
M : Qu'est-ce que tu retiens de cet'épreuve là?
A : Lorsqu'on va à la guerre, on perd tout le temps des soldats au combat. J'ai plusieurs p'tits anges qui s'occupent de moi habituellement, mais en période de vacances c'est plutôt difficile côté ressources humaines. J'ai dû faire faire des heures supplémentaires à quelques-unes. Aujourd'hui, je paye par leur grande fatigue et leur risque d'abandon. J'ai aussi perdu beaucoup de force dans mes bras à cause de la médication.
M : As-tu peur?
A : Peur de souffrir. Il y a eu des complications à l'installation de la sonde qui pourraient laisser des séquelles à vie. J'irais même jusqu'à dire que ça pourrait compromettre mon maintien à domicile.
M : À quel niveau?
A : Si je dois porter une sonde urinaire pour le reste de ma vie, ça risque de compliquer le recrutement du personnel qui ne sont pas nécessairement familier avec ce type de condition et d'équipement. Le problème se situerait aussi au niveau des transferts du fauteuil, au lit, au bain... la patente peut facilement arracher si on ne fait pas attention. Vraiment freakant!
M : Qu'est-ce que tu vas faire?
A : Cette semaine j'ai rendez-vous pour enlever la sonde. Si tout se passe bien, la vie reprend son cours aussitôt. Si non, ça va coûter cher de morphine et d'antidépresseurs...
M : Et si ça ne se passe pas bien?
A : Avec mon hospitalisation, j'ai eu un avant goût de la vie qui m'attend en CHSLD. À brailler man! J'ose même pas y penser. Voir s'effondrer tout ce que j'ai bâti en un coup de vent. Imagine ma déception...
M : Aimes-tu encore la vie?
A : Je suis encore trop proche des évènements pour me prononcer, mais j'ai eu ma part de larmes et de découragement pour me rapprocher un pas de plus vers la cause du suicide assisté. J'suis fatigué Mike... Mais annule pas Ward le Magnifique 4 encore, j'garde l'espoir à bout d'bras.
M : Ton prochain move?
A : Reprendre des forces au plus criss! Les antibiotiques que j'ai pris m'ont démoli ainsi que la semaine au lit pré-opératoire et post-op. Je dois aussi partir en recrutement dès que possible. J'anticipe une fin d'été chaude au niveau des horaires. Je continue aussi d'avoir besoin des après-midis le temps que je me rétablisse complètement. Ma mère est d'un grand support pour ces moments.
M : As-tu besoin d'argent?
A : Ton show bénéfice ainsi que ma magie de noël ont été de grands succès encore cette année. J'ai réussi à dégager des surplus qui me permettent quelques semaines par année pour du 24h/24. Je ne m'inquiète pas du tout à court terme. Mais si mes besoins ne diminuent pas, va falloir qu'on se parle. J'aimerais aussi remercier les gens qui ont spontanément fait un don pour me supporter dans cette aventure. S'il y a du positif à voir dans tout ça, c'est l'absence de stress à ce niveau, ce qui me permet de mettre l'emphase sur ma guérison et sur la reconnaissance que j'ai envers mes p'tits anges.
M : Avant qu'on se fasse crisser en dehors du train, as-tu autre chose à dire?
A : Oui, j'ai la poche pleine! Veux-tu m'aider à m'vider?....t'inquiète, je parle de mon sac-à-pisse qui est sur le bord d'exploser!


Écriture: Alain avec l'aide des p'tits anges Joëlle et Caroline



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2013/11/08

La Force Du Vouloir (capsules vidéos)

Voici mes fameuses capsules vidéos de La Force Du Vouloir.

12 capsules

1 rêve


Me battre jusqu'à mon dernier souffle pour mon maintien à domicile plutôt qu'en CHSLD...

o.ptitsanges.com/don

o.ptitsanges.com/magiedenoel



Lecture automatique de toutes les capsules.


Capsule #1 : Présentation
Capsule #2 : Les médias sociaux
Capsule #3 : Gestion du personnel
Capsule #4 : L'aventure Jaco
Capsule #5 : Mon quotidien
Capsule #6 : Mike Ward
Capsule #7 : Loisirs et passions
Capsule #8 : Techno Sweet Techno
Capsule #9 : Mes adaptations
Capsule #10 : Espoir !
Capsule #11 : Questions du public
Capsule #12 : Objectif futur




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2011/01/24

Tuez-moi avant!


Manon Beaudet
Résidante de Laval, l'auteure est la fille d'une dame atteinte de la maladie d'Alzheimer.

J'ai le coeur en lambeaux et la tête en déroute. J'ai une mère encore vivante de 83 ans, un peu Alzheimer...

Après un séjour de deux mois et demi à l'hôpital où l'une de ses compagnes de chambre est décédée sous ses yeux et où le cadavre n'a été retiré qu'après un certain temps.

Nous savons tous que le sort réservé
à nos aînés n'est pas enviable... Il faut
se battre, refuser que l'on traite nos
aînés comme du bétail.
Après avoir côtoyé un autre compagnon de chambre, souffrant, agonisant, râlant sa douleur et sa détresse. Après avoir partagé sa chambre avec une autre compagne qui ne se levait pas et qui utilisait la bassine, après la puanteur intenable dans la chambre, car on n'avait pas le temps de venir enlever cette bassine et son contenu.

Après au moins une dizaine de déménagements à l'intérieur même de l'hôpital.

Après une contamination au C. difficile et l'isolement qui a suivi.

Après une interdiction de visites, peu après Noël, maintenue jusqu'à presque la mi-janvier à cause d'une épidémie de gastro-entérite.

Après tout cela, je reçois un appel en un beau vendredi matin: «Madame, on a une place pour votre mère en CHSLD et elle doit sortir de l'hôpital aujourd'hui même, au plus tard cet après-midi.» Ma mère sera placée à cet endroit en attendant d'obtenir une place définitive...

Lire la suite sur Cyberpresse.

Via Marie-Annick Boisvert.

J'imagine ma mère dans ce contexte et je deviens triste. 
Je m'imagine dans ce contexte et je deviens enragé...
Et le gouvernement a le culot de nous interdire le suicide assisté...




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2011/01/20

Merde... J'ai mouillé mon collet...

J'ai rêvé à mon père la nuit dernière. Ça fait 12 ans qu'il est décédé dû à des complications reliées au diabète et à des problèmes cardiaques aux soins palliatifs durant la période des fêtes.

Dans mon rêve, nous étions avec ma mère en direction des États-Unis pour un week-end de voyage quelconque. On roulait en voiture et étrangement, j'étais assis à côté de lui sur la banquette avant. De son vivant, nous avons toujours eu une camionnette pour mes déplacements et mon fauteuil rouillant était suffisamment près pour que je puisse lui masser la nuque lorsqu'il conduisait. Il avait tendance à s'endormir à cause de son taux de sucre et je voyais sa tête valser occasionnellement. Je me sentais tellement utile dans ces moments, j'étais fier. J'avais l'impression de nous protéger tous les deux. J'étais capable avec mon bras gauche de marcher comme une araignée sur le dossier de son siège, puis lentement me diriger sur son épaule pour atteindre le cou. Après quelques kilomètres, il prenait ma main en me remerciant et la déposait doucement près de moi.

Pour en revenir à la nuit passée, ma mère et moi avions comme crainte que sa condition s'aggrave en cours de route alors nous avions contracté une assurance-voyage. Nous étions tous rassurés de savoir que des hôpitaux privés pourraient le prendre en main rapidement et ainsi faire fi des éternelles listes d'attente dans les centres hospitaliers du Québec...

La suite ne dit pas ce qui s’est passé, mais je me suis réveillé en pensant à lui, mouillant quelque peu mon oreiller.

Ce soir je suis allé voir le dernier film des frères Joel and Ethan Coen, True Grit (Le vrai courage). Mon père était un fervent admirateur de ce genre de film western spaghetti à la Sergio Leone. « Des films de poussière, qu'il nous disait. Vous allez voir, il va y avoir plein de sable dans le salon à la fin de la cassette ! » ajoutait-il pour marquer notre imaginaire mon frère et moi.

Au début de la projection dans la salle, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à lui en disant à ma généreuse accompagnatrice: « Tu vas voir à la fin du film, ton manteau sera plein de sable... » Pauvre petite, elle dormait paisiblement au beau milieu du film. Je la comprends, ce n'est pas du tout de sa génération. Mais elle m'a fait bien plaisir en m'accompagnant ce soir pour une sortie, après plus de 3 mois d'incarcération hivernale. J'ai beaucoup apprécié ma sortie, si courte soit-elle.

À notre retour à la maison en bus adapté, le chauffeur écoutait une station suicidaire détente. Merde... J'ai mouillé mon collet de manteau...

J'm'ennui d'toi p'pa.



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2010/11/30

Celui né 5 jours après moé

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Steve. Steve c'est mon cousin, mais malheureusement, il est décédé à cause de la vitesse et de l'alcool. J'ai retrouvé ce poème que j'avais écrit pour lui, mais probablement aussi pour moi.

Il n'y a pas une journée où je ne pense pas à lui.

Il faut toujours dire aux gens qu'on aime, qu'on les aime.


Steve 72-95

J'el'sais cousin qu't'es toujours là,
J'ferme mes yeux doucement pis j'te vois,
J'me rappelle de ta ptite face endormie,
Pis de ta façon contagieuse de voir la vie.

T'étais toujours là quand j'avais besoin,
T'as aidé à ta façon à forger mon destin,
En me laissant toujours croire en demain,
Et à tripper au lever du soleil le matin.

J'ai jamais regretté les minutes passées avec toé,
Même celles où on était ptit kids à se chicaner,
Y'avait pas grand chose pour te stresser Dubé,
Pis encore moins pour nous empêcher de t'aimer.

Nos toutes petites périodes d'absence et de givre,
Et les queques fois qu'on était un peu trop ivre,
Me rappelle que tu vivais comme on devrait tous vivre,
Comme si notre vie était notre propre grand livre,
Faut prendre le temps d'écrire toutes les pages,
Et regarder la grande fièreté de notre sage âge,
Pour nous permettre de bien finir notre voyage,
Et transmettre aux autres le meilleur de not'e baggage.

À toutes les fois où j'ai faillit passer,
Y'a queques personnes à qui j'ai parlé,
Mon père, des tantes, des oncles regrettés,
Mais aussi celui né 5 jours après moé,
Un peu plus pis on était prèsque jumeaux,
Mais comme on t'a tous connu y a rien de nouveau,
De dire que parfois ta montre, mon gros,
T'a perdais et le retard te démarquait du lot.

Fais toi en pas c'est pas un reproche,
Asteur qu'on est quant même très proche,
On peut se dire les choses sans être tout croche,
Empêchant ainsi que l'autre se sente ben poche.

Un mélange fucké de joie et de nostalgie,
Me gonfle le coeur, les yeux cette après-midi,
Et après 10 ans trop vite passées j'ai apprit,
Que j'garde une forme de foi, mais asti que j'm'ennui Stevee...









2010/10/21

Merci Serge pour "Comfortably Numb"


Mercredi 20 octobre 2010, j'ai eu la chance d'assister à un spectacle mémorable d'un géant de la culture musicale mondiale. Le grand Roger Waters nous a ébloui avec l'intégrale de l'album The Wall de son groupe légendaire Pink Floyd.

Un 61e spectacle de calibre international pour moi, et un 21e en compagnie de mon frère Serge que j'aime beaucoup ! Au fil des années, j'ai eu le privilège de me sentir en sécurité à côté du plus fort et plus loyal des anges gardiens. Je suis certain qu'il y en aura encore bien d'autres devant nous !

Merci Serge de me donner des ailes
et de me faire voler si loin. Si loin.










2010/09/29

Ce n'est pas naturel, vraiment pas...

Mon amie Nançy a porté à mon attention un texte extrêmement touchant.

Une autre histoire d'aidant naturel diront certains. Je leur répondrai: une autre histoire d'amour brisé par un système incapable de mettre l'accent sur l'individu.

L'accessibilité universelle aux services de soins de santé c'est bien beau, mais pries Dieu tous les jours de ne pas déroger de la ligne qu'ils ont tracée. Pries Dieu tous les jours pour que ta condition rime avec leur chanson gouverne/mentale. Pries Dieu tous les jours que l'argent sera suffisant quand tu auras besoin. Pries tous les jours que ton amour sera le vrai.


«Non, ce n'est pas naturel. Ne me dites pas qu'il est naturel, pour une personne qui a complété une formation professionnelle avec l'intention de faire une carrière, de devenir préposée pour son époux ou sa conjointe. Et je voudrais, ici, rendre hommage et remercier mon épouse...»










2010/09/06

La Nouvelle-Calédonie vous attend!

Quelle nouvelle !

En ouvrant la version électronique du Nouvelliste ce matin, j'ai reconnu des visages que l'on peut dire « familiers ». Un père bienveillant et travaillant, un jeune homme allumé avec un avenir des plus prometteurs, deux soeurs complices et souriantes devant les défis qui les attendent, puis la belle Chantale : celle qui fit sonner mon téléphone en pleine tempête hivernale il y a de ça plus de 10 ans déjà.

« Bonjour Alain. Je m'appelle Chantale Carignan, et je suis journaliste à CHEM-TVA. Nous voudrions faire un reportage sur le quotidien d'une personne handicapée un jour de tempête. Accepterais-tu de participer ? »

C'est ainsi que l'ancorwoman trifluvienne passa du téléviseur à mon salon. On se sent tous plus important lorsqu'on voit son visage à la télé pour la première fois. C'est en quelque sorte le sentiment que j'ai vécu grâce à elle à l'hiver 1999.

Quelques années plus tard, j'eu la surprise d'entendre mon nom de la bouche d'une « presque inconnue » lors d'une promenade sur le bord du fleuve. J'avais rarement entendu une intonation aussi joyeuse par quelqu'un me nommant. Après avoir fait le focus sur ce visage, je souris. C'était Chantale et sa petite dernière qui se dirigeaient vers moi, le sourire aux lèvres digne des Retrouvailles de Claire Lamarche ! Elle ne m'avait pas oublié. Elle venait s'informer de moi, me partageant par le fait même ses bonnes nouvelles et sa joie de vivre qui touchent tellement de gens.

Mon après-midi n'était plus le même. Le ciel bleu, le chaud soleil et la brise du fleuve n'avaient rien à voir avec l'énergie qui m'habitait. Le pavé désastreux des sentiers du parc de l'Île St-Quentin ne m'affectait même plus, car je flottais littéralement sur ce nuage magique qui apparaît parfois lorsqu'on rencontre un ange.

Puis vint l'arrivée de Facebook. Ce nouveau moyen de retrouver des êtres qui nous sont chers et d'échanger sur nos vies, nos jours de joie, comme nos jours gris. Un petit commentaire à gauche et à droite qui fait parfois la différence dans les épreuves du quotidien. Lorsque la santé y était moins (de mon côté) un petit clin d'oeil de Chantale ou un petit, « cé toi l'ange!!! bye mon beau alain!!!! » ramenait le sourire automatiquement.

Une fois au cinéma avec des amis, deux petites mains froides se sont faufilées sur mes yeux par l'arrière en s'écriant : « Devine qui c'est ! » J'ai alors répondu spontanément : « Une vieille conquête qui vient collecter sa pension alimentaire ? » C'est alors que les petites mains froides m'ont laissé me retourner pour constater à quel point le mot « mal à l'aise » pouvait facilement s'appliquer à plusieurs moments de ma vie... Elle riait aux éclats. Mon malaise se dissipait tranquillement, trop tranquillement. C'était la dernière personne que j'aurais cru rencontrer puisque 1 h auparavant, elle brillait encore dans mon écran plasma !

Puis elle mit sur mon chemin son grand garçon Ludovic. Un jeune homme qui redonne confiance en la jeunesse. Dévoué, intéressé et d'une intelligence qui le propulsera loin sur la route du succès et de la réussite, j'ai eu la chance de travailler avec lui pour la rédaction d'un document sur les dizaines d'inventions qui me permettent de vivre en appartement. Tu passes me voir quand tu veux Ludo ! Tu seras toujours le bienvenu !

Et pour ceux qui suivent mon histoire depuis quelque temps, vous avez sûrement vu Chantale dans le reportage sur mon expulsion de mon logement en mars 2010. Depuis la diffusion de ce topo, aucune nouvelle de la part des propriétaires (OMHTR). J'ai alors le sentiment que Chantale est réellement un ange gardien qui veille sur moi comme Spiderman sur New York City. C'est pourquoi ce matin, en ouvrant la version électronique du Nouvelliste j'étais déchiré entre l'excitation de voir cette belle famille partir à l'aventure à l'autre bout du monde, et me questionner égoïstement : « Mais qui veillera sur moi dorénavant ? » ;)

Nahhh ! Je suis certain que tout va très bien se dérouler autant de mon côté, que du sien. Dans le fond, je les envie d'avoir pris leur courage à 10 mains pour vivre quelque chose de nouveau, quelque chose de passionnant. Avec mes p'titsanges (employés), j'ai souvent le réflexe de féliciter ceux qui sont partis de leur pays pour venir étudier ou travailler ici au Canada. Ce qui me frappe toujours le plus, c'est de voir combien ces gens sont fiers de leurs racines, et combien ils ont hâte de retourner visiter leurs familles. J'imagine que la famille de Chantale et de Yves ressentira cette fierté bientôt, et que plusieurs bras grands ouverts seront toujours là pour les accueillir lorsqu'ils reviendront. En tout cas, ils pourront toujours compter sur les miens.

Bon voyage Chantale, Ludovic et toute la charmante famille. La Nouvelle-Calédonie vous attend ! À très bientôt !

2010/07/18

Lettre d’une mère à une autre mère.

J'ai reçu cette lettre dernièrement puis elle m'a laissé très songeur.

Jugez-en par vous-même !


Inversion des valeurs – lettre d’une mère à une autre mère, après le journal télévisé de RTP1 (Portugal). HISTOIRE VRAIE.

Chère madame,
J’ai vu votre protestation énergique devant les caméras de télévision contre le transfert de votre fils de la prison de Porto à la prison de Lisbonne. Je vous ai entendue vous plaindre de la distance qui vous sépare désormais de votre fils et des difficultés que vous avez à vous déplacer pour lui rendre visite. J’ai aussi vu toute la couverture médiatique faite par les journalistes et reporters sur les autres mères dans le même cas que vous et qui sont défendues par divers organismes pour la défense des droits de l’homme, etc…

Moi aussi je suis une mère et je peux comprendre vos protestations et votre mécontentement. Je veux me joindre à votre combat car, comme vous le verrez, il y a aussi une grande distance qui me sépare de mon fils. Je travaille mais gagne peu et j’ai les même difficultés financières pour le visiter. Avec beaucoup de sacrifices, je ne peux lui rendre visite que le dimanche car je travaille tous les jours de la semaine et aussi le samedi et j’ai également d’autres obligations familiales avec mes autres enfants.

Au cas où vous n’auriez pas encore compris, je suis la mère du jeune que votre fils a assassiné cruellement dans la station service où il travaillait de nuit pour pouvoir payer ses études et aider sa famille. J’irai lui rendre visite dimanche prochain. Pendant que vous prendrez votre fils dans vos bras et que vous l’embrasserez, moi je déposerai quelques fleurs sur sa modeste tombe dans le cimetière de la ville… Ah, j’oubliais… vous pouvez être rassurée, l’état se charge de me retirer une partie de mon maigre salaire pour payer le nouveau matelas de votre fils puisqu’il a brûlé les 2 précédents dans la prison où il purge sa peine pour le crime odieux qu’il a commis. Pour terminer, toujours comme mère, je demande à tout le monde de faire circuler mon courrier, si intime qu’il soit… nous parviendrons ainsi peut-être à arrêter cette inversion des valeurs humaines.

Les droits de l’homme ne devraient s’appliquer qu’aux hommes droits !!!







2009/12/27

La magie de Noël 2.0 (plus magique qu'un tour à la Criss Angel !)

Durant tout le mois de décembre, je suis devenu le meilleur ami de mon facteur. Il venait presque tous les jours déposer un nouveau paquet ! À la fin, j'appuyais sur le bouton pour ouvrir ma porte automatique, et il savait exactement où déposer les colis pour ne pas nuire à ma circulation !

Je vous confirme que la magie fonctionne vraiment lorsqu'on y croit !

Lorsque j'ai démarré cette folle aventure de « La magie de Noël (version Twitter) » avec Cindy Rivard, j'étais loin de me douter quel succès aurait cette démarche, disons-le, plutôt inusitée... J'avais terminé mon article en disant : « j'ai l'intention de gâter mon personnel cette année ! », et bien, gâté il fut se staff si précieux.

Les plates-formes Twitter et facebook furent un tremplin incroyable pour faire passer mon message. Des dizaines de personnes transféraient l'idéologie du partage et de la générosité parmi mon personnel angélique qui me permettent de demeurer à domicile si fièrement. Des dizaines d'internautes et de commerçants furent sollicitées (en pleine saison de demandes de toutes sortes, rappelons-le) pour contribuer, l'idée les a rejoint et voilà le résultat !

Plus de 250 $ en don ont été amassés et suffisamment de cadeaux à partager parmi tous les p'tits anges ! Un sac-cadeau rempli de différents produits offerts gracieusement par des commerçants, des artisans, des travailleurs, mais surtout, des Êtres doté d'un cœur exceptionnel !

A été distribué avec bon coeur : un certificat-cadeau pour La Barik à Trois-Rivières, plusieurs sortes de café à partager entre tous, des cartes de Noël et des savons artisanaux, des jeux de cartes, des produits de beauté, des chocolats, des diffuseurs automatiques de fragrance, des merveilleux paniers-cadeaux des produits locaux de la Mauricie et du Témiscouata, et le plat de résistance : des chaines et de fabuleux pendentifs en argent et en or, assorties de quelques perles d'eau douce ! Un rush de bonheur instantané dans le visage des p'tits anges à l'ouverture de ces derniers emballages majestueux ! C'était encore plus magique qu'un tour à la Criss Angel !



J'aimerais maintenant remercier tous les fantastiques donateurs responsables de ce franc succès :

La très chère Cindy Rivard @cindyrivard
Nicolas Roberge @NicolasRoberge Président de Ovologic
Robert Langlois @RLjoaillier www.robertlanglois.ca
Steve @MindSix
Bruno @cafevrac www.cafe-vrac.com
Sonia @SoniaSanfacon
Ariane @AriMcd
Les Créations de Josie
Pierre @Dew95
Gabriel @mauricie Tourisme Mauricie
Denise @Soupir59
Charles @CDesaulniers
Yanick @yanickdoyon
Laurie Paquet & François Boucher-Poulin www.hushfragrances.com
La gentille @ElaineElle
Et Nancy ma cousine en or !




Je tiens à souligner haut et fort la participation de ma mère qui est venue presque quotidiennement ouvrir les boîtes que mon ami facteur laissait, courir au centre commercial et préparer les sacs-cadeaux, superviser la logistique du Père Noël avec moi. Sans elle, la magie aurait été bien différente. Merci Mado pour tout ! Je t'aime !

En mon nom personnel, et celui de mes aidants venant du ciel,
Merci du fond du cœur pour votre confiance et votre générosité.


« Merci beaucoup à vous tous ! »

« C'est vraiment WOW ! Un bijou unique comme mon boss ! »

« Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu, ça se peut pas ! »

« Je manque de mots pour exprimer à quel point je suis heureuse....
Ça fait chaud au cœur de se sentir appréciée dans son travail. UN GROS MERCI ! »


« C'est merveilleux d'avoir pensé à nous de cette façon ! »

« Pas croyable Alain ! »

« Les gens sont tellement généreux MERCI ! »

« Mon plus beau cadeau de fin de session ! Un gros merci, à vous, généreux donnateurs. J'espère que plusieurs prendront exemple sur vous pour votre solidarité et générosité énormes.»

« Jamais j'avais reçu de café en cadeau avant ! Vraiment génial ! »


BONNE ANNÉE 2010 !!!!!!!!!!!!

Tous ensemble : Yéééééééééé
!!!!!!!!!!!!







2009/11/16

Mission Ottawa II

On aura beau dire ce que l'on veut, je suis un homme extrêmement chanceux malgré tout.

Suite à mon premier voyage à Ottawa, j'avais eu de la difficulté à trouver une personne pour m'accompagner dans mon périple pour me donner mes soins des bases (hygiène, toilette, manteau, repas et le plus important : me retourner la nuit dans le lit puisque mes équipements spécialisés n'étaient pas présents dans la chambre d'hôtel). Évidemment, mon frère était au rendez-vous pour nous conduire avec mon nouveau véhicule, ainsi que pour faire les transferts au lit et au fauteuil rouillant. Je n'ai jamais vu une chambre d'hôtel équipée d'un lève patient de ma vie malheureusement...

Bref, après un mini concours pour déterminer celle qui allait venir m'aider à Ottawa, Tracy s'est avérée grande gagnante d'un voyage, toutes dépenses payées en échange de ces services de p'tit ange ! (Pensez pas croche là là !)

Une belle route ensoleillée nous a escortés jusqu'au Brookstreet Hotel de Kanata ! C'était incroyable de voir la splendeur et le prestige de cet hôtel !

Nous avons exploré les lieux et alentours pour trouver un endroit pour aller manger. Il était alors environ 19 h. J'avais pris soin d'imprimer quelques cartes routières des attraits environnants. C'est alors que nous avons trouvé le Boston Pizza qui était à deux pas d'un immense cinéma de 24 salles ! Génial comme soirée. (Notes à moi-même : la fin du monde ne sera pas en 2012 parce que John Cusack fait un bien mauvais héros à mon avis...)

Le lendemain, tôt en après-midi, nous nous sommes dirigés vers le Scotiabank Place pour la rencontre entre les Sénateurs d'Ottawa et les Rangers de New York dans la loge d'un fier pirate : notre bon ami Denis ! Sa charmante blonde Marlene ainsi que ses deux beaux enfants étaient présents pour nous recevoir comme des Rockstars !

Ensuite, ce fut au tour de Nick de Radio Pirate d'arriver avec son épouse et ses deux brillants garçons. Après les présentations mutuelles, j'ai eu la surprise de pouvoir rencontrer Dominique « Doom » Dumas, aussi de Radio Pirate puis dernièrement de Québec 800 ! C'était vraiment génial de pouvoir enfin mettre un visage sur ces voix que j'écoute quotidiennement depuis plus de trois ans ! Voici l'extrait du show du lundi 16 novembre de Radio Pirate (version piratée et non autorisée évidemment hahaha !)



Puis vint le match. Rapide et enlevant ! Toujours autant de punitions pour Ottawa... On dirait que les arbitres n'aiment pas la capitale canadienne ! Les Rangers l'ont emporté en fusillade. Quel match ce fut, mais surtout, ça passe tellement vite en aussi bonne compagnie !



Thank you so much for the birthday gift Denis Labelle , Marlene Laverty Labelle, Leann & Ashley (and the fantastik origami you gave me Ashley!) J'ai reçu un tellement beau cadeau d'anniversaire en avance : un superbe chandail de hockey professionnel aux couleurs des Sénateurs avec mon surnom « Al Rider » dans le dos, ainsi que le jour de ma fête !

Encore une fois Denis, j'ai l'impression d'avoir trop peu de mots pour te remercier de ta si grande générosité envers moi, mon grand frère et Tracy. Je vais dire comme « l'frère » a dit en entrant dans nos chambres : « Ce Denis là, a le coeur grand comme une vache ! »

Si jamais je pouvais faire quelque chose pour toi ou ta famille Denis, s'il te plaît n'hésite pas à me le demander.

Un immense merci à la gentille Tracy (que j'ai dû réveiller plusieurs fois pour me retourner la nuit) qui a pris soin de moi durant toute cette aventure.

En terminant, un chaleureux merci à mon frère qui a pris congé de son travail pour me permettre d'accomplir cette mission importante à mes yeux; celle de casser la monotonie de mon automne gris. Merci Serge d'être toujours là.

Ce soir je suis peut-être brûlé de fatigue, mais je suis heureux...







2009/10/14

Nouveau matelas à l'essai: Verdict

Comme je vous l'annonçais hier, j'ai dormi sur un matelas hyper sophistiqué: le Quattro Acute.

Le compresseur est vraiment silencieux. Occasionnellement j'ai entendu un petit ronronnement comme si la deuxième voisine d'en haut avait laissé marcher (disons) sa brosse à dents électrique sur le plancher quelques instants. J'ai eu quelques inquiétudes en début de nuit car je sentais le matelas se dégonfler ! Mais voilà, quelques secondes plus tard, il se regonflait tout doucement comme un gentil air bag amadoué...

Au niveau du confort, j'ai trouvé la surface très « plastique » et chaque mouvement confirme mon impression que la texture de la surface est plutôt hostile uniquement par le bruit. Même avec une housse de matelas standard, on peut sentir chaque section gonflés.

Verdict: Si la tendance se maintient, très chers contribuables, je crois pouvoir vous épargner quelques milliers de dollars en misant sur un matelas gonflable sans compresseur ! (Tel que présenté plus bas.) Yéééééééééé ! Mais je garde quand même ma carte CAA tout près !






2009/10/13

Nouveau matelas à l'essai cette nuit!

Quattro Acute. Je couche dessus ce soir. 1 des 6 matelas que j'ai essayés au courant de l'année... Tous trop durs pour moi. J'espère que celui-là fera cette fois-ci.

Un compresseur silencieux maintient la pression du matelas 24/7. J'vais tenir ma carte CAA à porter de main en cas de crevaison!

Est-ce que les décideurs accepteront de défrayer le coût de ce bijou? 5000$ ou si vous préférez, 10 mois de salaire d'un gars en parfaite santé qui travaille au noir et qui est sur l'aide sociale, sans réellement en avoir besoin...

Dans un autre ordre d'idées, ça va faire vraiment étrange de dormir sur un matelas identique à celui où mon père est décédé...

2009/09/26

Nelly sera-t-elle la Farrah Fawcett de Falardeau?

La mort récente de deux personnalités publiques connues va créer une onde de choc médiatique comme l'a été celle de Marie-Soleil Tougas, Pierre Péladeau, Gaston Mandeville, Mère Teresa et bien d'autres en 1997.

Le départ de Nelly Arcan par le suicide touchera d'autant plus la jeune génération X, Y et (la prochaine étant Z et dernière de l'alphabet ?). Tandis que Pierre Falardeau sera pleuré principalement par les Boomers et leurs prédécesseurs générationelle.

Personnellement, je trouve le suicide très superficiel chez la jeune génération. À l'image de leur vie affective et amoureuse probablement. Les yeux trop embués par l'illusion que leur vie va mal, et l'esprit enivré par des stimulants extérieurs mal contrôlés, ils ne voient que cette solution pour soulager la souffrance.

Parfois je suis fier de moi parce que ma souffrance semble ne pas prendre le dessus. Mais bon, à chacun son seuil de tolérance...

Pour M. Falardeau, maître incontestable de la liberté d'expression en Terre québécoise, il sera probablement le dernier qui aura pu s'allumer une cigarette en plein plateau de tournage dans un édifice gouvernemental décrété « sans fumée » en crissant après un système fédéraliste qui l'irritait au plus haut point. Il est décédé à la suite d'un cancer qui, selon moi, mérite définitivement un questionnement social sur la décriminalisation de l'euthanasie et du suicide assisté.

Alors si le papier avait de la difficulté à se vendre dans les comptoirs à journaux, croyez moi que l'industrie du papier sera cette semaine à la hausse...

Je me questionnais à savoir si Nelly Arcan sera la Farrah Fawcett de Falardeau. Rappelons-nous que le décès de Mme Fawcett à quelques heures seulement de Michael Jackson, avait été complètement éclipsé par le roi ne la pop. L'avenir nous le dira...

Mais aujourd'hui, je suis vivant et j'embrasse la vie !








2009/09/05

Ma cousine Jessica est dans le Mag2000

Pour ceux qui connaissait mon oncle L'Bum, sa fille est dans une publicité de la revue Mag2000 en page 33 en avant plan.

Ma cousine Jessica dans une publicité de la revue Mag2000 Septembre 2009, Vol 9 - No 7, disponible gratuitement partout en Mauricie.

Félicitations Jessica on est tous très fiers de toi! Si un jour t'as besoin, ma porte te sera toujours ouverte.

Etk L'Bum, la plus grande chose que t'as fait (avant même de m'avoir trouvé une van) c'est ta belle Jessica.

RIP en paix Denis.

2008/08/03

Un père et son fils

Je ne suis pas le plus pratiquant du monde mais ça m'a touché pas mal.

Un incroyable vidéo à propos de la relation entre un père et son fils.

Un fils demande à son père : Papa, veux-tu courir un marathon avec moi ?
Le père réponds affirmativement.
Le fils demande : Papa, veux-tu courir un autre marathon avec moi ?
Le père accepte de nouveau.
Plus tard le fils demande : Papa, veux-tu participer au « Ironman » avec moi ?
Encore le père répond, oui mon fils...


Pour ceux qui ne le savent pas, un Ironman est l'épreuve de triathlon la plus difficile au monde. Cette course comprend trois épreuves d'endurance, soit une épreuve de natation en mer de 2.4 milles (3.86 kilomètres), suivi d'une course à bicyclette de 112 milles (180.2 kilomètres) et, finalement, une course à pied de 26.23 milles (42.195 kilomètres) le long de la côte de Big Island. Le père et le fils ont complété cette course ensemble.


Parfois les personnes handicapées arrivent dans vos vies pour vous transformer ou pour vous faire retrouver la bonne voie.






2008/01/08

Ce soir p'pa je m'ennui de toi.

Lorsque j'étais directeur général d'un organisme pour personnes handicapées de la Mauricie, je devais organiser la fête de Noël pour 200 personnes. Le dépouillement de l'arbre de Noël. Un cadeau et un dîner gratuit sur le bras du Père Noël ! Le grand jour venu, tous les convives se sont bien régalés et sont repartis avec chacun un beau cadeau. Peut-être le seul qu'ils ont eu cette année-là. Un dîner inoubliable.

Après tant d'émotion, le temps de décompresser étant arrivé, je relaxais paisiblement chez-moi à écouter de la musique douce. Nous étions à deux semaines de Noël et l'esprit des Fêtes commençait à se faire sentir.



Je savais que mon père n'allait pas très bien depuis quelque temps. Il avait des problèmes de coeur, de diabète et autres...

Tôt dans la soirée, le téléphone sonna. C'était ma mère. Elle semblait fatiguée. Après quelques familiarités, elle me félicita pour ma réussite festive auprès des membres de l'Association, puis elle me dit que mon père voulait me voir ainsi que mon frère à l'hôpital.

- Papa est à l'hôpital ?

- Oui, depuis quelques jours il ne se sentait pas bien.

- Pas de problème. Demain Serge viendra me chercher et nous irons le voir avec plaisir.

Je me demandais bien ce que mon père avait à nous dire. Mais naïvement, je m'endormis presque normalement. Mais la nuit fut longue.

À mon réveil, je me préparais joyeusement à rendre visite à mon père à Drummondville le soir même, j'habitais Trois-Rivières. Durant le trajet de presque une heure, mon frère et moi discutions de choses et d'autres comme à l'habitude. Une fois rendus, nous nous dirigions vers la chambre de notre père de bonne humeur, sans tracas.

En entrant dans la chambre, ma mère était assise près de la fenêtre, mon père alité, bien éveillé. Quelques câlins, quelques poignées de main.

- Salut papa, tu t'ennuyais des gardes malades ? Dis-je en riant.

Mon père sourit.

- Non, j'ai quelque chose d'important à vous dire.

L'atmosphère tomba soudainement au sérieux. Je ne savais toujours pas ce qui allait se dire dans cette chambre à quatre patients. Incroyablement intime comme endroit... Ma mère se leva, jeta un coup d'oeil par la fenêtre puis alla prendre une marche dans le couloir.

- Les gars, le docteur est passé aujourd'hui. Il dit que si j'arrête tous mes médicaments, je pourrais toffer peut-être 7 jours, 10 max... J'arrête demain.

Le silence.

Pour une des rares fois dans ma vie, je ne savais quoi répondre. À vrai dire, j'ai peine à me rappeler ce que nous avons discuté par la suite. Après quelques larmes, nous sommes sortis pour aller à la cafétéria avec lui.

Par contre, je me rappelle très bien de ce qu'il m'a dit rendu là : « Je m'excuse Alain. Je m'excuse d'être fatigué de me battre constamment. Pardonne moi... »

- Je comprends p'pa, un jour, je devrai aussi avoir le courage de faire ce que tu t'apprêtes à faire. C'est sûr que ça me fait beaucoup de peine, mais je te comprends. Je suis fier de toi.

Nous nous sommes mis à pleurer main dans la main et je savais pertinemment que c'était la dernière fois que je verrai assis à côté de moi.

De retour à la maison, j'étais vraiment triste. Je venais de réaliser que mon père était mal en point et qu'il allait en mourir. Jamais à mon lever je ne m'imaginais que la journée se terminerait ainsi. Voulez-vous entendre la chanson qui jouait lorsque que je me suis arrêté pour pleurer ?



Jamais je n'oublierai ce sentiment.

Il mourut à 59 ans le 30 décembre 1998 à 9h20, heure où ma mère, mon frère et moi étions réunis dans la cour de l'hôtel où nous avions passé les deux dernières nuitées. Comme si il avait attendu que nous soyons tous ensemble pour son dernier souffle.

Ce soir p'pa je m'ennui de toi. 

Ma définition d'un p'tit ange:

Personne unique doté d'un sens de l'altruisme développé, de l'honnêteté et du respect de soi depuis plusieurs années. N'est pas p'tit ange qui veut. Les candidatures peuvent défiler sans avoir nécessairement l'esprit du p'tit ange. Cette philosophie n'est pas uniquement de donner du temps et de l'aide instantanément à quelqu'un qui a besoin, mais plutôt une manière de participer activement, un certain temps, au mieux-être d'une personne.

P'tits anges bénévoles recherchés!

Je suis aussi à la recherche de p'tits anges bénévoles pour faire ses exercices physiques une fois par semaine, aller au cinéma et au restaurant, faire la lecture, écrire ma vie, jouer au poker... benevole [à] ptitsanges.com !